Nous ne pouvions pas espérer mieux pour cette rando au départ de Fontgombault, cette journée avait presque un air d'été. Nous avions presque le même temps lorsque Mimi et moi avons été repérer les lieux pour ne pas vous perdre dans les bois et s'assurer de ne pas vous épuiser avec les kilomètres. Ce matin, c'est parti pour près de 15 km et un dénivelé de 94 m.
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L'Abbaye de Fontgombault |
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La pelouse calcicole du Paradis à l'Ane
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Depuis 1999, des propriétaires sont engagés aux côtés du Parc Naturel Régional de la Brenne, pour conserver la richesse naturelle de ce site. Des conventions de gestion permettent un entretien par pâturages avec brebis et ânes, complété régulièrement par des chantiers de débroussaillage.
Cette pelouse calcicole se trouve sur la commune de Tournon-Saint-Martin et s'étend sur 2 hectares. Il y aurait environ 200 espèces de plantes dont 50 plantes rares (protégées en France ou en région Centre ou d'intérêt local) et 25 espèces d'orchidées (ce qui en fait un des sites majeurs de l'Indre pour ces espèces.
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Le Suin |
Photo de gauche (il y a 15 jours) - notre travail de maçonnerie nous a permis de passer
Photo de droite : la pluie et la neige du week-end a rendu le Suin intraversable, il faut faire demi-tour et nous avons un plan B.....
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Pause-café |
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La petite maison dans les bois |
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Crédit photo : Pierre Mairé |
La Chapelle de Saint-Benoit de Décené : la chapelle de l'ancien prieuré de Décené, sur la paroisse de Pouligny-Saint-Pierre, en bordure de la Brenne, se trouvait au retour des moines à l'abandon et menaçait ruine. Elle fut rachetée en 1954, puis démontée pierre par pierre en 1965, et enfin remontée en 1970 en face de l'église abbatiale, où elle fut de nouveau consacrée le 12 août 1971. Petit chef d'œuvre de simplicité romane, elle respire la paix et invite encore aujourd'hui à la prière.
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Tout le monde est attentif aux explications de Mimi sur l'histoire de l'Abbaye et ses environs |
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La pause pique-nique en bord de Creuse |
On prend des forces pour une deuxième rando de 12 km et un dénivelé de 82 m sur l'autre rive de la Creuse....
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L'autre rive il y a 15 jours |
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ça boulite toujours |
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Le château de la Comté |
Belle demeure qui aurait été construite en 1620 (date tracée au-dessus de la porte d'entrée) mais qui a été dénaturée par une restauration énergique vers 1860. L'intérieur comprend de belles pièces agrémentées de jolies cheminées, le tout mis en valeur par la famille Finot qui le possède depuis 200 ans. Le château appartint depuis le XVIIème siècle à la famille de Gréaulmes : (1630 Gabriel de Gréaulmes) (1665 René de Gréaulmes) (1670 autre Gabriel de Gréaulmes) (1679 Jacques de Gréaulmes). Il passa par alliance à Alexandre de la Jaille, puis en 1738 à Louis Le Picard de Phélippeaux. En 1770, son fils lui succéda. Ce dernier émigre en 1792 et la Comté est vendue comme bien national à François Jallet d'Angles le 7 prairial 1794. Lors de sa vente, le château de la Comté est ainsi décrit : "Au rez-de-chaussée : vestibule, cuisine, office, salle à manger, salon avec tapisseries, 3 chambres. Au 1er étage : 3 chambres avec cabinets, une chambre de domestiques, grenier au-dessus, Magnifique cave, boulangerie, grange considérable avec tonneaux et pressoir, buanderie, écurie pour 5 à 6 chevaux, étable pour une vache, un colombier, toit à cochons avec cour, 2 jardins de première qualité avec arbres fruitiers, d'une boisselée et demi mesure d'Angles".

Le moulin de Lurais existait avant 1200. Il appartenait à l'Abbaye St Cyprien de Poitiers. Il y avait en fait 2 moulins : le second se situait à 150 m en aval, là où se trouvait la maison du meunier, appelée La Treille (aujourd'hui disparue). En 1810, Francis Jallet, le propriétaire du moulin, attrapait journellement 200 aloses au bas de son écluse. En 1836, il y avait au moulin de Lurais 3 meuniers et 6 garçons-meuniers. En 1838, Mr Jules Collin de Souvigny, propriétaire de Coudon sur la rive voisine, y créa une fabrique d'huile (colza, lin œillette, chènevis, noix). En 1847, le moulin brûla et sera reconstruit l'année suivante. En 1920, il fut vendu par Paul David à la famille Verna/Dumiot qui le mit en sommeil (possédant déjà les moulins de Tournon-Saint-Martin et Yzeures-sur-Creuse. Ils voulaient éviter la concurrence !
Le pont suspendu en bois, à péage, sera établi suite à un décret de 1846. Placé à 7.60 m au-dessus du niveau d'étiage, il avait 76 m de long et comportait une voie charretière de 2.20 m et deux trottoirs de 1.50 m. Ouvert en janvier 1850, il sera remplacé par un pont métallique de 87 m de long en 1893, œuvre des frères Seguin. Ce pont sera dynamité par l'armée française lors de sa retraite le 22 juin 1940 et une seconde fois par la Résistance le 22 août 1944, ce qui provoqua de nombreux dégâts à l'église et aux habitations.
Auparavant, il existait un gué qui était situé 40 m en amont du pont. Il y avait aussi un bac, d'abord situé près du gué, il fut transféré en 1825 entre Coudon et le chemin des Basses Granges, à 500 m en aval du pont. Le grand bac, attaché à un cordage, pouvait embarquer 20 individus et 5 bêtes. Il mesurait 7.48 m de long et 2 m de large, garni de 2 perches.
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Eglise St Jean de Lurais (Site Musée du Patrimoine) |
L'église fut construite entre le XIIème et le XVIIème siècle. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques le 11 mars 1987. Elle dépend de l'archidiocèse de Bourges, du doyenné du Val de Creuse et de la paroisse de Tournon-Saint-Martin.
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Le château de Lurais (ancien prieuré) |
Le castellum Ludriacum est mentionné à partir du Xème siècle : en 913, il appartenait en fief, à Bertrade, mère de Frottier, qui fut évêque de Poitiers de 926 à 936. Ce dernier, ayant hérité des biens maternels, en fit don en 936 à l'Abbaye St Cyprien de Poitiers. Un prieuré est construit vers le XIème siècle sur l'emplacement de l'église-oratoire et comprenait, outre le château et l'église, le moulin de Lurais sur la Creuse. la métairie de la Grange Neuve et 25 ha de terre. En 1217, il relevait féodalement d'Angles : "...in villa quae locatur Ludriacus farineriis super fluviam Crosam...".
Au XVème siècle, le prieuré est fortifié par Antoine de Champropin (Abbé de Fontgombault) et devient le château de Lurais, forteresse à 3 étages. On peut y admirer un double cloître superposé et une belle salle capitulaire. On remarque aussi la robustesse des tours et des murs de défense. Il fut affermé dès 1644 (Pierre Rideau).
Le 8 Octobre 1791, il sera vendu comme bien national à Etienne Mériot, curé de Lurais, qui le revendit en 1798. Le château est aujourd'hui divisé en 2 parties, dont une appartient à la commune. Elle l'avait achetée en 1850, en vendant ses communaux, pour en faire une école et un presbytère. Sur la place, l'ancien cimetière sera transféré en 1836, on y planta des tilleuls en 1848 et 4 marronniers en 1953. Une vierge du XVIIIème siècle s'y élève. Il faut 6 marches pour descendre dans l'église suite à l'accumulation des inhumations du cimetière attenant.
Il fallut 12 ans pour construire la route de Lurais à Néons le long de la Creuse, de 1870 à 1882. Le maire de Néons, Le Tellier de la Fosse, tenta d'empêcher par tous les moyens sa construction jusqu'à ce qu'il perde son procès contre le département et la commune de Lurais.
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Pour Jean-Claude |
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Jean-Luc cherche un rétro pour son camping-car |
Le stagiaire a repris le travail....
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Impossible de passer de ce côté |