mercredi 11 février 2026

Rando-bottes persacoise....

Si le stagiaire croit que je vais capituler pour réécrire la grande bafouille qu'il m'a envoyée, il se met le doigt dans l'œil. Il ne sait pas encore qu'il m'en faut d'autre pour me décourager. Je lui ai dit qu'avec ses photos, je voulais des commentaires, il m'a gardé un chien de sa chienne.... Vous allez connaître l'histoire de Persac et du château de Villars.


A Persac, vous avez eu raison de chausser les bottes et de mettre les "quasimodos"...


PERSAC : au début du 19ème siècle, la population avoisine les 1 350 habitants. Le territoire est principalement agricole et, grâce aux améliorations apportées aux méthodes de culture au cours du 19ème siècle, ce sont plus de 1 200 hectares de brandes et de terres incultes qui sont mises en culture au cours de ce siècle (entre 1825 et 1915).
Le bourg connaît de profondes modifications dans la seconde moitié du 19ème siècle avec l'alignement de la Grand'Rue, lié à l'aménagement de la route départementale n° 11 menant de Lussac-les-Châteaux à l'Isle-Jourdain. Auparavant, deux ponts ont été construits : un sur la Petite Blourde entre Lussac et Persac, et l'autre sur la Grande Blourde entre Moussac et Persac, à la fin des années 1850. De nombreuses maisons sont reconstruites après les travaux d'alignement, plus belles et plus confortables, et de nouvelles viennent se placer le long de la voie qui offre des perspectives de développement économique.


Les cours de la Vienne, de la Grande et de la Petite Blourde sont propices à l'installation de moulins. Beaucoup sont déjà disparu au 19ème siècle (les Isles, la Baudéterie, Fleigné, Fontenelle, le Petit Moulin, la Pilatière, seul moulin à eau associé à un moulin à vent situé à Peusec, le moulin de Rosières). La plupart des moulins à farine encore en place au 19ème siècle cessent leur activité au 20ème siècle (le Petit Port, Fontperron, le Moulin Brûlon, la Brousse de Favars). Seul le moulin de Villars poursuit son activité et prend de l'ampleur en 1892, transformé en minoterie à cylindres. 
La création de la ligne ferroviaire de Saint-Saviol (Civray) au Blanc, inaugurée en 1891, vient conforter le développement économique et commercial de Persac. La population atteint pratiquement les 2 000 habitants cette année-là, son maximum.  




Persac au 20ème siècle : les aménagements publics se poursuivent dans la première moitié du 20ème siècle (Poste, service télégraphique, école publique de filles, installation de l'éclairage public, adduction d'eau, etc...). Pendant la Seconde Guerre mondiale, la commune accueille des réfugiés des départements envahis (la Moselle principalement, selon le plan national d'évacuation) et les liens avec la Résistance s'organisent, notamment lorsqu'un bombardier américain s'écrase sur le territoire de la commune le 4 Juillet 1944. 
Du point de vue démographique, après un lent exode rural annoncé à partir de 1901 et accentué par les décès de la Première Guerre mondiale puis la fermeture de la ligne ferroviaire entre 1939 et 1969, la population ne cesse de décroitre pour passer sous la barre des 1 000 habitants après 1975. La commune compte aujourd'hui 733 habitants. 








Le château de Villars

Le château de Villars a été bâti en 1842, à peu près à l'emplacement d'un hôtel noble mentionné dans le terrier de la seigneurie en 1493, qui relevait de la châtellerie de Lussac-les-Châteaux. Le baron d'Huart, qui a consulté le chartrier de Villars en 1887, fait mention d'un aveu de 1691 qui décrit l'ancien bâtiment comme "un corps de logis avec bâtiments aux deux ailes, le tout couvert de tuiles plates, la cour au dedans des bâtiments, le jardin joignant le corps de logis et étant entouré de murailles, une chapelle au bout du jardin".
Les seigneurs en sont la famille de Moussy de la fin du XVème au début du XVIIème siècle, puis les de Mauvise depuis le second quart du XVIIème siècle. A l'établissement du cadastre napoléonien, le château comprend une porte cochère et 22 portes et fenêtres de premier et second étages.
C'est François Emise de Mauvise, dit comte de Villars, qui le fait démolir pour en construite un nouveau, avec les communs, en 1842. Puis, une démolition partielle et reconstruction sont réalisées en 1869. Le comte de Villars modernise également ses fermes et fais réaliser de nombreuses améliorations aux bâtiments et aux cultures. Il est à l'origine du défrichement de plus de 250 hectares de brandes et a peut-être "inventé" les meurtrières anti-loups, dispositif de protection des bergeries qu'on retrouve sur plusieurs de ses fermes. Mort sans héritier masculin en 1880, le château parvient, par sa fille Elisabeth Nicole, à la famille Decazes, à laquelle il appartient toujours.
Villars est situé au nord-ouest du bourg de Persac, à la limite avec Lussac-les-Châteaux. Le château est de style classique et présente une belle façade ordonnancée. Il comprend un corps de bâtiment orienté est-ouest et flanqué de deux ailes. Les toits à croupe sont couverts d'ardoises, ornés de nombreuses souches de cheminées, et de deux paratonnerres. Le château s'élève sur un étage carré et un étage de comble éclairé par des tabatières sur les façades, et par des lucarnes fronton à aillerons et toit bombé sur les ailes. Au sud-est du château, s'élève un ensemble de communs composés d'écuries et de grange. Les fenêtres sont encadrées de pierre de taille, en plein cintre et les jours sont en demi-lune. Un des bâtiments, au toit en pavillon est surmonté d'un pigeonnier carré aux ouvertures circulaires.
Le ferme constituait sans doute la réserve du seigneur de Villars. En 1811, à l'établissement du cadastre, le comte de Mauvise de Villars déclare une maison de trois ouvertures imposables, puis une nouvelle construction (d'un logis de journalier vraisemblablement) en 1836. La grange à croupe et la bergerie aux ouvertures en forme de meurtrières encadrées de briques sont sans doute postérieures (fin XIXème siècle ?). 
La ferme du château se situe à proximité immédiate à côté du portail d'entrée situé au nord. Elle se compose d'un logis qui s'élève sur deux niveaux apparents, d'une grande grange-étable couverte d'ardoise, au toit à demi-croupe et d'une bergerie représentant sur son pignon nord et sa façade ouest des traces de "meurtrières anti-loups" : longues fentes entourées de briques à l'extériruer, ébrasées à l'intérieur.


ça, c'était mercredi


Et ça c'était jeudi, comme dit Jean-Luc, à 24 heures près, vous y alliez à la nage

Pour info, Jean-Luc, je n'ai pas fait comme toi "du copier-coller", j'ai tout refait avec mes petites mains !

mercredi 4 février 2026

PINDRAY et sa banlieue...

Au départ du Petit Poirat, dans la banlieue de Pindray, le ciel est encore bien gris aujourd'hui. Aucun espoir de voir un brin de lumière, plutôt celui de voir la pluie annoncée en fin d'après-midi, mais ouffff, on a évité le pire, juste quelques gouttes avant de terminer notre petit circuit de 12 km sur des chemins encore bien trop gras et humides....

Seuls ces volatiles sont heureux





L'équipement conseillé aujourd'hui, c'étaient les bottes



Michelle et Jean-Luc avaient bien retenu la leçon

Jeannine nous a remonté le moral...




... personne ne crache sur son gâteau aux noix




Défilé de mode, version "recyclage"...
Jean-Luc se prend pour Jean-Paul Gaultier
...mais il a surtout peur qu'Isabelle salisse ses sièges
avec ses fesses trempées


dimanche 1 février 2026

TOULON (dans le Poitou)

En ce premier dimanche de Février, c'est sous une petite pluie assez persistante que nous avons cheminé au départ de Toulon sur la commune de Valdivienne. Pour la petite anecdote, la commune de Valdivienne résulte de la fusion des trois communes de Saint-Martin-la-Rivière, Salles-en-Toulon et Morthemer en 1969. En fait, c'est une commune nouvelle en avance sur son temps. Le nom du bourg : Valdivienne, provient de la contraction de val "petite vallée", suivi des hydronymes Dive (la) (affluent gauche de la Vienne), et Vienne (la), le cours d'eau principal (source Wikipédia). 

La centrale de Civaux semble se cacher dans la grisaille

La chapelle du Pas de St Martin à Salles
A l'origine, c'était sans doute une église.











De bien curieuses tombes dans le cimetière de Salles

En arrivant à Morthemer







L'église Notre-Dame de Morthemer






Moulin sur la Dive à Morthemer



Le château de Morthemer

Jolie fougère du genre asplenium, communément appelée scolopendre
vivant dans les milieux humides et ombragés comme les fonds de ravins

Non, ce ne sont pas des trous de blaireau, mais le résultat d'un lent travail de l'eau 
qui érode la roche calcaire (petite grotte, en apparence, à proximité du lieu-dit Pinchaud)

Comme une pluie de chatons de noisetiers

La grande zone humide des Ratonnières, au sud de Morthemer. 
Un milieu naturel peu apprécié mais pourtant essentiel pour réguler les crues
et particulièrement riche en biodiversité.

Petite pause-café sans s'attarder mais quand même l'occasion de souhaiter un 
bon anniversaire à Bénédicte et d'y goûter d'excellents gâteaux faits maison.

Ancienne voie ferrée semble-t-il 
reliant les gares d'ici à là-bas !





Et un troupeau de pèlerins ayant rater le train....



La traversée de la Dive....

... dont les eaux seraient divines !

On était quand même bien "rassouillés" une fois revenus à notre point de départ. Ce fut, malgré tout, une bien belle balade et on remercie Patrick, notre meneur. A refaire sous un ciel plus clément !

                                                                                                                Rédaction : BAMBOU

Merci Bambou de nous mettre un peu d'animation.