samedi 23 mai 2026

L'Ascension 2026 et l'ascension des Alpes Mancelles

Pour ce grand week-end de l'Ascension, auquel nous avons rajouté une journée, un groupe de 23 randonneurs est parti découvrir les magnifiques paysages des montagnes de Lysiane, les Alpes Mancelles, au cœur de la Sarthe et de la Normandie du 14 au 18 Mai. Entre des vallées verdoyantes, surtout à l'époque où nous sommes, des reliefs escarpés et des villages de caractère, ce séjour nous a offert un véritable bol d'air frais et de convivialité. Chaque journée était rythmée par de belles randonnées à travers des sentiers boisés et des chemins qui nous offraient de beaux panoramas sur la vallée de la Sarthe. Nous avons tous apprécié les points de vue autour de Saint-Léonard-des-Bois et des autres villages que nous avons traversés et bien évidemment les passages le long des cours d'eau où la nature est omniprésente à cette saison. Au-delà de l'effort physique que cela demande à certains d'entre nous, ce séjour a surtout été marqué par la bonne humeur du groupe, les échanges chaleureux et les moments de partage lors de nos petits-déjeuners, de nos pique-niques, des apéros, des dîners et des soirées très conviviales. Entre marche et découverte du patrimoine local, les Alpes Mancelles nous ont séduits par leur authenticité, leur calme et la diversité de leurs paysages. Au final, de ce séjour, resteront surtout de grands moments de rires et d'amitié gravée au rythme de nos pas....

Un aperçu des Alpes Mancelles, les montagnes de Lysiane !

Nous sommes arrivés à Bourg-le-Roi

7ème plus petit village de France par sa superficie, Bourg-le-Roi a su conserver une grande partie de son patrimoine architectural médiéval, notamment ses remparts et ses portes fortifiées. L'histoire de Bourg-le-Roi est due principalement à un homme et pas le moindre, Henri II de Plantagenêt, Comte d'Anjou et du Maine, Duc de Normandie et d'Aquitaine et Roi d'Angleterre, qui souhaitait renforcer le contrôle sur les chemins qui lient ses différentes possessions.
La particularité de ce village, encore visible aujourd'hui, est son "urbanisme". Toujours cerné par l'ancienne muraille et ouvrant vers l'extérieur par des portes fortifiées dont deux sont toujours en place, le village est organisé en îlots : les plus réguliers, concentrés autour de l'église, remontent à la période la plus ancienne du village alors que les plus réguliers, voire rectilignes, rappellent l'époque beaucoup plus moderne.





En attendant ceux qui se sont perdus
une petite balade s'impose




Le lavoir communal : alimenté par la source du ruisseau de Rabours, il a été construit au XIXème siècle et est constitué de deux bassins : l'un servant d'abreuvoir aux animaux, l'autre étant utilisé pour le lavage, notamment des toiles produits par les tisserands du village dont on aperçoit quelques maisons encore aujourd'hui. Sur la commune, sont encore visibles deux moulins dont celui de Rabours. Ce sont des moulins à blé qui remonteraient au Moyen-Age.

Jean-Luc a faim, il n'attend pas







Notre première rando de cet après-midi du jeudi 14 Mai avec 9.5 km et un dénivelé + 65, c'est l'échauffement pour les jours à venir au départ de Bourg-le-Roi.




Ce bourdon va beaucoup trop vite, impossible de le capturer (en photo !)

Statue inaugurée le dimanche 1er Octobre 2000 par le Sous-Préfet de Mamers,
le Député de la Sarthe et le Conseiller Général de la Sarhe et Maire de Cherisay



Cette statue est le symbole de l'engagement de la
commune de Cherisay et de ses bénévoles, d'un 
travail réalisé pour la sauvegarde, la protection et la
promotion de l'âne en France.




- Octobre 1979 : le comité des fêtes organise les premières courses d'ânes à Cherisay, à l'occasion de la Saint-Denis,
- Octobre 1992 : premier rassemblement et exposition d'ânes de races françaises et étrangères,
- 4 Décembre 1993 : création de l'association ANE NORMAND,
- 20 Août 1997 : reconnaissance de la race "Ane normand" par le Ministère de l'Agriculture. Cherisay accueille le rassemblement d'ânes le plus important de France (455 ânes en 1997 et 422 ânes en 1998),
- 18 Mai 2000 : création de l'association "Le Monde de l'Ane" à Cherisay,
Promouvoir l'âne en France, développer l'utilisation de l'âne, animer un musée de l'âne.

La délibération du Conseil Municipal du 21 Septembre 2000 :
- le Conseil Municipal, après en avoir délibéré, décide à l'unanimité qu'à compter de ce jour, il est interdit l'usage de toute expression de nature à porter atteinte à la dignité des ânes sur l'ensemble du territoire de la commune,
- aussi, pour ne pas heurter leur susceptibilité, sont interdits des termes comme : "bête comme un âne", "ânerie", "bonnet d'âne", "têtu comme un âne", "dos d'âne", "bourrique ou bourricot", "faire l'âne pour avoir du son", etc...
- par contre, peuvent être prononcées haut et fort, et même répétées à l'envie, toutes flatteries pouvant être agréables aux oreilles des ânes,
- le Conseil Municipal rappelle que nul n'est sensé ignorer la loi, 
- tout contrevenant, pris en flagrant délit ou même sur dénonciation, sera condamné sans procès à présenter publiquement ses excuses sous forme de petits câlins et sucreries à tous les ânes présents lors de la fête aux ânes à Cherisay,
- Monsieur le Maire et toutes les personnes susceptibles d'être intéressées par cette mesure sont chargés de l'application de la présente délibération !






Le village de Bourg-le-Roi est totalement cerné d'un rempart qui était également précédé d'un fossé et dont la construction remonterait au XIIème siècle. Deux portes subsistent aujourd'hui, l'une s'ouvrant vers le Mans, l'autre vers le Saosnois. Malgré de forts remaniements au XIXème siècle, cet ensemble reste un des plus beaux exemples de fortification du territoire. 


La porte Saint-Mathurin
Sur le côté Sud, anciennement appelée porte Sainte-Anne, elle prit le nom de Saint-Mathurin suite à la construction de la chapelle du même nom. 



La répartition des chambres au gîte de Vandoeuvre à St Léonard des Bois est faite, les douches sont prises, l'apéro et le dîner vont suivre...




Pour ce soir, plat principal : saucisses lentilles





Merci à nos cuisinières et nos serveuses



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Vendredi 15 Mai : 2 boucles à Montreuil-le-Chétif (19 km et un dénivelé + 314m) et une petite boucle de 3 km et un petit dénivelé + 40 à Fresnay-sur-Sarthe

Total : 22 km - dénivelé + 354 m

Tout le monde est à l'heure pour grimper








Roche-Brune : le panorama

Ici, le paysage s'est beaucoup transformé depuis 1925, date à laquelle la forêt a été achetée par l'état. Elle couvre aujourd'hui 3500 hectares. Aux abords du ruisseau, le Roullée, les arbres (aulnes glutineux et frênes) poussent spontanément. Ailleurs, les feuillus (chênes et hêtres) et les houx occupent une partie du terrain. Plus de la moitié des boisements sont des résineux.
Quelles ont été les évolutions du paysage : au Moyen-Age, les bois étaient clairsemés. Ils ont été défrichés par les hommes pour alimenter les meules des charbonniers qui fournissaient les forges en charbon de bois. Celles-ci réalisaient des outils en métal.
Au XVIème siècle, la forêt était toujours coupée pour fournir du charbon de bois et alimenter la métallurgie du haut fourneau de Cordé (Mont St Jean). Celle-ci a commencé à décliner en 1840 jusqu'à sa fermeture en 1914. La production de fonte pouvait atteindre 225 tonnes/an à son apogée. La forge de l'Aune (Montreuil-le-Chétif), fondée en 1530, a décliné dès la fin du XIXème, concurrencée par les forges du Nord et de l'Est de la France.
Comment s'est formée la vallée à vos pieds ? la rivière a emprunté le sillage d'une faille et s'est enfoncée en formant une cluse (passage resserré du lit d'un fleuve perpendiculaire à la direction des roches). Il y a 20 millions d'années, la rivière commence à creuser doucement son lit dans un environnement de plaine. Aujourd'hui, par l'action de l'érosion et des mouvements tectoniques, la rivière s'est enfoncée, laissant des parois rocheuses de part et d'autres de son lit.


Je dirais bien un œuf de corneille ? que les connaisseurs se manifestent.











Et oui Bambou, tu es tout petit MDR

Le Saut du Cerf
Au pied du Saut du Cerf, la Vierge fut honorée pendant des siècles. Un homme, en l'invoquant, aurait traversé la vallée en un bond. Chaque 15 Août, une procession accompagnait les paralysés venus implorer Notre Dame.






La naissance du synclinal des Coëvrons : entre - 450 millions d'années et - 290 millions d'années, ces roches alors à l'horizontale se sont plissées et redressées lors de la formation de la chaîne hercynienne. C'est la raison pour laquelle les strates de grès cambrien devant nous sont à la verticale.












Je n'ai pas terminé, j'en laisse pour demain.....