dimanche 30 août 2026

Rando Antinoise....

Ce matin, autour d'Antigny, nous avons apprécié les bonnes odeurs dégagées par l'humidité des sous-bois, en attendant la cueillette des cèpes ! Sébastien a failli dévoiler le coin de notre cueillette (enfin pas de cette année, il va falloir attendre la pluie)...




La pause-café et la dégustation des raisins

Pour Jean-Claude






Le Gué de Sciaux


Le Gué de Sciaux : une agglomération gallo-romaine et son sanctuaire
Dotée d'un théâtre, de thermes et de lieux de culte, la ville du Gué-de-Sciaux se développait en quartier sur les deux rives de la Gartempe couvrant 25 hectares environ, à quelques kilomètres de la frontière séparant la cité des Pictons de celle des Bituriges Cubes (peuple gaulois). Elle était traversée d'Ouest en Est par une voie reliant Lemonum (Poitiers) à Avaricum (Bourges). En bordure sud de cet axe, au cœur de l'agglomération, un sanctuaire s'étendait sur plus de 3000 m2.
A partir de la fin du 1er siècle avant J.C., des cérémonies se sont déroulées autour d'un édifice quadrangulaire en pierre sèche, flanqué à l'Est d'une allée de même composition. Des monnaies étaient jetées sur le sol en contrepartie de l'accès au lieu et en signe de piété. D'autres offrandes étaient brûlées et partiellement enfouies. 
Vers 20 ap. J.C., un temple de plan centré, à cella (pièce où se trouvait la statue de la divinité) carrée et galerie périphérique, a réoccupé en partie la construction précédente. Lors des cérémonies religieuses, les animaux parqués dans l'enclos du sanctuaire étaient sacrifiés sur l'autel, découpés, puis leur viande partagée entre les dieux et les hommes. Les restes des repas organisés à l'issue de ces fêtes étaient enfouis dans des fosses aménagées dans le sol.

Cruche à engobe blanc (première moitié du 1er siècle)








A partir du IIème s. ap. J.C., grâce aux dons faits par de riches citoyens, un autre temple, un autel et quatre petits monuments ont été construits. Le temple présentait un plan et une architecture classiques imitant les édifices méditerranéens, son fronton occidental était richement sculpté et décoré. Les cultes de Mercure et d'Apollon étaient célébrés à cette époque, de même qu'était vénéré un dieu représenté assis. Pendant la seconde moitié du IIIème s., trois édicules carrés furent encore mis en place alors que l'intérieur et les abords de la galerie dans l'angle sud-est du sanctuaire, continuèrent d'être occupés. Dès les dernières décennies du IIIème siècle, et jusqu'au 3ème quart du IVème siècle, les bâtiments furent progressivement démolis et une grande partie de leurs pierres récupérée.
Pendant les périodes médiévales, la présence humaine laisse seulement quelques traces sur le site, l'histoire continue à Saint-Savin-sur-Gartempe, autour de l'abbaye et dans le village d'Antigny.


Une bande de curieux

Une petite descente au Gué de Sciaux (pauvre Gartempe !)

Bernadette fait une petite composition florale

C'est pas les brigades mobiles
de la Fédération de Rando !

Le pigeonnier de Bourcavier














mercredi 26 août 2026

ROCHEBLOND (Chalais-36)

Un petit tour dans le département voisin, au départ de Rocheblond (commune de Chalais) pour cette belle randonnée avec des couleurs automnales....

Le manoir de Rocheblond


Le site de Rocheblond qui domine la rivière l'Anglin est mentionné dès le XIIème siècle. Certains supposent que "Rocheblond" tire son nom de la Roche Ablous. L'Abloux étant un affluent qui se jette dans l'Anglin en aval de Rocheblond vers Prissac. Il date du XVème siècle et est bâti sur un affleurement rocheux. 

Il s'agit d'un bâtiment quadrangulaire à quatre étages dont les angles sont cantonnés de contreforts circulaires. Les faces ouest et est présentent chacune une tour semi-circulaire abritant un escalier à vis.

La majorité des ouvertures d'origine ont des linteaux et même parfois des encadrements entiers chanfreinés en creux. Une porte au rez-de-chaussée a un linteau en accolade qui est un réemploi. Une fenêtre à meneaux est également visible sur la façade nord-ouest. Certaines ouvertures ont aussi été percées au XIXe siècle avec encadrement en grès taillé et au XXe siècle (encadrement béton). Les deux premiers niveaux ont été assez transformés, par contre les autres ont conservé certaines caractéristiques de l'époque de construction : cheminées, coussièges, petites ouvertures, porte avec clous et serrure en bois, volet intérieur avec vantaux. Deux peintures murales sont encore visibles : l'une représente deux personnages nobles et l'autre sainte Catherine d'Alexandrie avec ses attributs (roue et couronne). Cette dernière se trouve peut-être dans ce qui a été la chapelle. Les combles sont séparés par un mur de refend percé d'une porte à encadrement chanfreiné et corbeaux saillants arrondis.










La route européenne d'Artagnan est le premier
itinéraire équestre européen










Le château de la Roche Chevreux

Situé sur une petite hauteur qui offre une vue très étendue sur la vallée, le château se compose de deux bâtiments en équerre avec plusieurs tourelles. A l'exception de quelques contreforts, les traces de fortifications encore visibles au début du XVIIème siècle ont aujourd'hui disparu pour laisser la place à une importante habitation.

Un lieu propice à la pause-café

et à la dégustation des raisins











Mirador pour chasseur fatigué


Ils ne peuvent même pas attendre
d'être arrivés à la maison !