Dorénavant, lorsque le ciel sera plombé et que les jours seront encore trop courts, je pense que nous partirons avec les lampes frontales ! nous savons quand nous partons, mais rien d'assuré pour le retour... En principe, c'est Jean-Luc qui assume avec les randos-TVA mais aujourd'hui, Marc a voulu égaler le taux : peut-être un bon 10 % avec 15 km ? Mais le pire, c'est qu'il arrête son GPS avant l'arrivée aux voitures pour fausser les données : à surveiller...
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| drôle de rencontre |
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| Une mule de rando |
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| L'aire de repos pour randonneurs... |
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| ... avant qu'on ne tourne chèvre ! |
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| Les moutons au paturage dans une parcelle entourée de haies |
La vallée du Corcheron (ou Corchon) : sur les communes de Liglet, La Trimouille et Thollet, le site comprend l'ensemble du réseau hydrographique du Corcheron, un petit affluent de La Benaize qui appartient au bassin de La Loire. C'est une petite rivière de région bocagère, aux eaux d'excellente qualité, à fond de sédiments fins (sables et limons) alimentée par de nombreux ruisseaux latéraux prenant leur source au sein des prairies et landes couvrant les coteaux riverains.
Le site "Natura 2000 vallée du Corchon" est classé par le Ministère de l'Egologie, du Développement Durable et de l'Energie en raison des types d'habitants naturels favorables à la présence d'un poisson devenu très rare en France : la lamproie de Planer. D'autres espèces : le chabot, la cistude d'Europe, le castor et la loutre de rivière l'accompagnent dans ce milieu privilégié. Nous pénétrons sur un site remarquable et exceptionnel à préserver, mais nous avons peu de chance de voir les espèces protégées qui y vivent. Ne les dérangeons pas....
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| Le castor d'Europe |
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Le travail du castor à l'étang de Montgerbault à Liglet |
Le castor d'Europe est un gros rongeur aquatique très utile pour la restauration des zones humides. Il installe des huttes et des terriers dans l'eau à partir de troncs et de branches. Sa queue plate, couverte d'écailles fait qu'il a été longtemps considéré comme un "poisson", dont la consommation était autorisée pendant les périodes de jeûne (Carême).
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| Le chabot |
Le chabot est un petit poisson à grosse tête aplatie, solitaire et carnassier, qui gobe ses proies. Il fréquente les eaux vives, fraîches, bien oxygénées. Sa présence est un indicateur de la pureté des eaux.
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| La lamproie de Planer |
La lamproie de Planer est un poisson dépourvu de mâchoires et au corps serpentiforme, de 12 à 20 cm à l'état adulte. Elle possède une bouche en forme de ventouse munie de dents cornées. Elle se reproduit dans des frayères où les larves s'enfouissent dans le sable et se nourrissent de phytoplancton. Elles en ressortent au bout de 5 à 6 ans à l'automne pour se métamorphoser. Les petites lamproies adultes cessent alors de se nourrir puis meurent au printemps suivant à l'issue de la reproduction.
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| La loutre de rivière |
La loutre de rivière est un mammifère aquatique qui occupe, dans la Vienne, la même aire de répartition que le castor. Elle se nourrit d'écrevisses, poissons, batraciens, petits mammifères. C'est un animal sociable et très joueur. Longtemps chassée pour sa fourrure, la loutre de rivière est devenue rare.
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| Ce sera pas possible ! |
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| A La Redoute du Camp de César |
Une redoute est une petite fortification. Ce toponyme "Redoute du Camp de César" désignerait un point de surveillance dans une zone frontière sensible, ce que pourrait confirmer la prospection aérienne récente, qui montre une forte présence gallo-romaine puis médiévale. Le caractère frontalier de ce site autour de la Redoute entre les trois peuples gaulois romanisés ensuite -Pictons, Bituriges Lémovices- est renforcé par la toponomie, puisque la parcelle de "la pièce des faons" porte un nom considéré comme issu du latin fanum (temple gallo-romain).
Les minerais de fer, exploités sur le site de la Redoute du Camp de César, sont expédiés à la forge de la Gatevine sur la commune de Bélâbre (Indre) jusqu'à la fin du XIXème siècle. Le site est aujourd'hui délaissé, la lande se développe sur un sol argilo-siliceux riche en petits galets de quartz blanc. A cette caractéristique près, ce sol qui porte les terres de brandes est celui de l'ensemble des plateaux du Sud-Est de la Vienne.
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En 1833, la forge de la Gatevine apparait au cadastre Napoléonien, Bélâbre, section B1 dite de Jauvard 1/2500 (agrandit), sources Archives Départementales de l'Indre2. |
La création de la forge de la Gatevine, première forge de fer de Bélâbre sur la rivière de l'Anglin est attestée en 1534. Avant 1651, les forges de Bélâbre, dont celle de la Gatevine, appartiennent au Président du Parlement de Paris, Jacques Lecoigneux, seigneur de Bélâbre. Les forges de Bélâbre faisaient travailler plus de 300 ouvriers, du muletier nomade au fondeur spécialisé logé sur place. Leur activité décline progressivement au cours du XIXème siècle.
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Mais pendant que certains grignotent, Lysiane s'instruit sagement
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Liglet est situé dans la Vienne, à la limite de l'Indre. Pendant la Guerre de Cent Ans, Liglet était situé entre le Poitou anglais et le Berry français. Ne vous étonnez donc pas d'y trouver une maison forte proche de l'église du bourg, avec archères et canonnières pour protéger la population. La commune est traversée par la Benaize et le Corcheron. Ces vallées ont été fortifiées au Moyen-Age, comme le montre la présence de châteaux, mais aussi de prieurés. Le prieuré est attesté dès le XIIème siècle, il dépendait de l'abbaye de Fontgombault dans l'Indre. Les moines défrichent la brande, modifient les paysages en creusant des étangs pour disposer de poissons, drainent les terres, cultivent et installent des moulins. Une tuilerie-briqueterie est active du XVIIIème au début du XXème siècle. Elle exploite l'argile qui affleure dans la vallée du Corcheron. L'exploitation des ressources locales permet la vie en autarcie. A la Révolution, le bien est vendu comme bien national. En 1851, il appartient à la famille du maire, Emile Colin qui accueille des personnalités, telles George Sand et Pierre Dupont qui aurait écrit à Fontmorond sa chanson à succès "les boeufs".
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La Maison-Forte de Liglet est aménagée sur deux niveaux. Aux rez-de-chaussée, une archère canonnière atteste du rôle défensif du bâtiment au Moyen-Age |
Le fief de Fontmorond dépendait de la Châtellenie d'Angles-sur-l'Anglin. Il était important et comprenait le prieuré et plusieurs métairies. Le Logis du Prieuré a été fortifié avec ma construction de deux tours de la fin du Moyen-Age (XVème siècle) pour se protéger des attaques durant la Guerre de Cent-Ans.
La chapelle du Prieuré (XVII et XVIII siècles) est dédiée à Saint Antoine du Désert. Sa statue, avec son cochon, est représentée sur la façade ouest. Une fois par an, les bergers et les éleveurs de moutons venaient en pèlerinage pour obtenir la protection de leurs troupeaux.
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| Il y a ceux qui laissent des poils.... |
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| ... et d'autres des plumes |
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| Encore une zone bien humide |
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| Et des bouliteuses ! |
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| Le soleil couchant donne des couleurs dorées aux arbres |
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| La nuit tombe, il est temps de rentrer |
Le stagiaire prend la suite....
Belle rando sous un ciel relativement clément. Quel bonheur de retrouver le groupe après quelques semaines de " trêve" en relation avec les fêtes de fin d année. Merci pour les commentaires sur la faune de cet endroit. C est très instructif !!
RépondreSupprimerJe trouve que chez toi, les fêtes de fin d'année durent bien longtemps ! Evidemment, à courir les chocolats jusqu'au 15 Janvier, ça s'éternise.... hi hi et après, on marche pour rétrécir un peu les hanches !
RépondreSupprimerFaire de la propagande pour le castor ne va sûrement pas faire plaisir à nos Z'Amis Bottés qui des démêlées avec ces bestioles autour de chez eux ! Faire durer le plaisir de la rando en y glissant subreptissement quelques kilomètres supplémentaires nous a permis d'apprécier le coucher de soleil sur cette belle campagne Ligléenne.
RépondreSupprimerLes castors adorent virevolter autour des maisons de maître.....quelle belle idée de nous faire assister au soleil couchant !
SupprimerJe reconnais qu'il y a eu de la TVA et avoir arrêté le gps avant l'arrivée pour être moins ridicule
SupprimerJe ne suis pas comme Philippe qui va reconnaitre parfois le circuit deux fois avant de le proposer. Il a vraiment la carrure pour diriger un grand groupe , j'espère que tu t'ennuis pas trop dans notre petit club de rin
Dorénavant quand je vous proposerai une rando , inscrivez vous que si vous n'avez pas de réunion ou rendez-vous après c'était le cas pour cette sortie. Heureusement que Lysiane m'a soutenue en disant que sans la TVA nous n'aurions pas profité du beau couché de soleil
En effet, il faut voir le côté positif des choses
SupprimerBibiche en connaît un rayon sur les castors il se dit même qu'elle les apprivoise et qu'elle est très douée au point de leur apprendre des tours. Il faudrait peut-être tenir compte de cette information dans notre stratégie de dissuasion des castors virevoltants.
RépondreSupprimerJe leur ai surtout appris à aller voir du côté de La Benaize et à tailler de gros crayons !
SupprimerOui Marc, faire d’abord deux fois le circuit dans un sens puis dans l’autre , histoire de savoir dans quel sens le faire le jour J ! Je n’ai pas encore essayé l’option "marche à recul " mais j’y pense sérieusement.
RépondreSupprimerTu as raison Bambou, il faut savoir se défendre...
RépondreSupprimerCe fut un réel plaisir de randonner avec vous tous et grâce à cette TVA, nous avons pu apprécier un magnifique coucher de soleil !
RépondreSupprimerPour l'instant, nous restons dans des taux réduits de 5.5 % et 10 %, tant qu'on ne passera pas à 20 % ça devrait aller !
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