jeudi 14 mai 2026

L'Ascension 2026 et l'ascension des Alpes Mancelles

Pour ce grand week-end de l'Ascension, auquel nous avons rajouté une journée, un groupe de 23 randonneurs est parti découvrir les magnifiques paysages des montagnes de Lysiane, les Alpes Mancelles, au cœur de la Sarthe et de la Normandie du 14 au 18 Mai. Entre des vallées verdoyantes, surtout à l'époque où nous sommes, des reliefs escarpés et des villages de caractère, ce séjour nous a offert un véritable bol d'air frais et de convivialité. Chaque journée était rythmée par de belles randonnées à travers des sentiers boisés et des chemins qui nous offraient de beaux panoramas sur la vallée de la Sarthe. Nous avons tous apprécié les points de vue autour de Saint-Léonard-des-Bois et des autres villages que nous avons traversés et bien évidemment les passages le long des cours d'eau où la nature est omniprésente à cette saison. Au-delà de l'effort physique que cela demande à certains d'entre nous, ce séjour a surtout été marqué par la bonne humeur du groupe, les échanges chaleureux et les moments de partage lors de nos petits-déjeuners, de nos pique-niques, des apéros, des dîners et des soirées très conviviales. Entre marche et découverte du patrimoine local, les Alpes Mancelles nous ont séduits par leur authenticité, leur calme et la diversité de leurs paysages. Au final, de ce séjour, resteront surtout de grands moments de rires et d'amitié gravée au rythme de nos pas....

Un aperçu des Alpes Mancelles, les montagnes de Lysiane !

Nous sommes arrivés à Bourg-le-Roi

C'était la fête dans le bus....


7ème plus petit village de France par sa superficie, Bourg-le-Roi a su conserver une grande partie de son patrimoine architectural médiéval, notamment ses remparts et ses portes fortifiées. L'histoire de Bourg-le-Roi est due principalement à un homme et pas le moindre, Henri II de Plantagenêt, Comte d'Anjou et du Maine, Duc de Normandie et d'Aquitaine et Roi d'Angleterre, qui souhaitait renforcer le contrôle sur les chemins qui lient ses différentes possessions.
La particularité de ce village, encore visible aujourd'hui, est son "urbanisme". Toujours cerné par l'ancienne muraille et ouvrant vers l'extérieur par des portes fortifiées dont deux sont toujours en place, le village est organisé en îlots : les plus réguliers, concentrés autour de l'église, remontent à la période la plus ancienne du village alors que les plus réguliers, voire rectilignes, rappellent l'époque beaucoup plus moderne.





En attendant ceux qui se sont perdus
une petite balade s'impose




Le lavoir communal : alimenté par la source du ruisseau de Rabours, il a été construit au XIXème siècle et est constitué de deux bassins : l'un servant d'abreuvoir aux animaux, l'autre étant utilisé pour le lavage, notamment des toiles produits par les tisserands du village dont on aperçoit quelques maisons encore aujourd'hui. Sur la commune, sont encore visibles deux moulins dont celui de Rabours. Ce sont des moulins à blé qui remonteraient au Moyen-Age.

Jean-Luc a faim, il n'attend pas







Notre première rando de cet après-midi du jeudi 14 Mai avec 9.5 km et un dénivelé + 65, c'est l'échauffement pour les jours à venir au départ de Bourg-le-Roi.




Ce bourdon va beaucoup trop vite, impossible de le capturer (en photo !)

Statue inaugurée le dimanche 1er Octobre 2000 par le Sous-Préfet de Mamers,
le Député de la Sarthe et le Conseiller Général de la Sarhe et Maire de Cherisay



Cette statue est le symbole de l'engagement de la
commune de Cherisay et de ses bénévoles, d'un 
travail réalisé pour la sauvegarde, la protection et la
promotion de l'âne en France.




- Octobre 1979 : le comité des fêtes organise les premières courses d'ânes à Cherisay, à l'occasion de la Saint-Denis,
- Octobre 1992 : premier rassemblement et exposition d'ânes de races françaises et étrangères,
- 4 Décembre 1993 : création de l'association ANE NORMAND,
- 20 Août 1997 : reconnaissance de la race "Ane normand" par le Ministère de l'Agriculture. Cherisay accueille le rassemblement d'ânes le plus important de France (455 ânes en 1997 et 422 ânes en 1998),
- 18 Mai 2000 : création de l'association "Le Monde de l'Ane" à Cherisay,
Promouvoir l'âne en France, développer l'utilisation de l'âne, animer un musée de l'âne.

La délibération du Conseil Municipal du 21 Septembre 2000 :
- le Conseil Municipal, après en avoir délibéré, décide à l'unanimité qu'à compter de ce jour, il est interdit l'usage de toute expression de nature à porter atteinte à la dignité des ânes sur l'ensemble du territoire de la commune,
- aussi, pour ne pas heurter leur susceptibilité, sont interdits des termes comme : "bête comme un âne", "ânerie", "bonnet d'âne", "têtu comme un âne", "dos d'âne", "bourrique ou bourricot", "faire l'âne pour avoir du son", etc...
- par contre, peuvent être prononcées haut et fort, et même répétées à l'envie, toutes flatteries pouvant être agréables aux oreilles des ânes,
- le Conseil Municipal rappelle que nul n'est sensé ignorer la loi, 
- tout contrevenant, pris en flagrant délit ou même sur dénonciation, sera condamné sans procès à présenter publiquement ses excuses sous forme de petits câlins et sucreries à tous les ânes présents lors de la fête aux ânes à Cherisay,
- Monsieur le Maire et toutes les personnes susceptibles d'être intéressées par cette mesure sont chargés de l'application de la présente délibération !


Le 15 Avril 1835, une circulaire des Ponts et Chaussées et des Mines demande aux Préfets la mise en place dans chaque département de plaque indicatrices (en fonte ou en zinc) pour aider à orienter les voyageurs. Installées pendant tout le XIXème siècle jusque dans les années 1930 aux carrefours, sur des poteaux métalliques ou directement accrochées au mur de bâtiments, ces plaques de cocher indiquent le nom de la route ainsi que les directions et distances pour rejoindre les villages les plus proches ou les plus importants.  Souvent de couleur bleue avec une écriture blanche, certaines plaques, ancêtres de nos panneaux de signalisation, sont encore aujourd'hui visibles sur le territoire de la commune nouvelle de Fresnay-sur-Sarthe.





Le village de Bourg-le-Roi est totalement cerné d'un rempart qui était également précédé d'un fossé et dont la construction remonterait au XIIème siècle. Deux portes subsistent aujourd'hui, l'une s'ouvrant vers le Mans, l'autre vers le Saosnois. Malgré de forts remaniements au XIXème siècle, cet ensemble reste un des plus beaux exemples de fortification du territoire. 


La porte Saint-Mathurin
Sur le côté Sud, anciennement appelée porte Sainte-Anne, elle prit le nom de Saint-Mathurin suite à la construction de la chapelle du même nom. 



La répartition des chambres au gîte de Vandoeuvre à St Léonard des Bois est faite, les douches sont prises, l'apéro et le dîner vont suivre...


ça s'affole en cuisine





Pour ce soir, plat principal : saucisses lentilles





Merci à nos cuisinières et nos serveuses



***********************************

Vendredi 15 Mai : 2 boucles à Montreuil-le-Chétif (19 km et un dénivelé + 314m) et une petite boucle de 3 km et un petit dénivelé + 40 à Fresnay-sur-Sarthe

Total : 22 km - dénivelé + 354 m

Tout le monde est à l'heure pour grimper








Roche-Brune : le panorama

Ici, le paysage s'est beaucoup transformé depuis 1925, date à laquelle la forêt a été achetée par l'état. Elle couvre aujourd'hui 3500 hectares. Aux abords du ruisseau, le Roullée, les arbres (aulnes glutineux et frênes) poussent spontanément. Ailleurs, les feuillus (chênes et hêtres) et les houx occupent une partie du terrain. Plus de la moitié des boisements sont des résineux.
Quelles ont été les évolutions du paysage : au Moyen-Age, les bois étaient clairsemés. Ils ont été défrichés par les hommes pour alimenter les meules des charbonniers qui fournissaient les forges en charbon de bois. Celles-ci réalisaient des outils en métal.
Au XVIème siècle, la forêt était toujours coupée pour fournir du charbon de bois et alimenter la métallurgie du haut fourneau de Cordé (Mont St Jean). Celle-ci a commencé à décliner en 1840 jusqu'à sa fermeture en 1914. La production de fonte pouvait atteindre 225 tonnes/an à son apogée. La forge de l'Aune (Montreuil-le-Chétif), fondée en 1530, a décliné dès la fin du XIXème, concurrencée par les forges du Nord et de l'Est de la France.
Comment s'est formée la vallée à vos pieds ? la rivière a emprunté le sillage d'une faille et s'est enfoncée en formant une cluse (passage resserré du lit d'un fleuve perpendiculaire à la direction des roches). Il y a 20 millions d'années, la rivière commence à creuser doucement son lit dans un environnement de plaine. Aujourd'hui, par l'action de l'érosion et des mouvements tectoniques, la rivière s'est enfoncée, laissant des parois rocheuses de part et d'autres de son lit.


Je dirais bien un œuf de corneille ? que les connaisseurs se manifestent.











Et oui Bambou, tu es tout petit MDR

Le Saut du Cerf
Au pied du Saut du Cerf, la Vierge fut honorée pendant des siècles. Un homme, en l'invoquant, aurait traversé la vallée en un bond. Chaque 15 Août, une procession accompagnait les paralysés venus implorer Notre Dame.
Cette drôle de montagne a une histoire : les strates de roches sont verticales. Mais pourquoi donc ? les roches figurées ci-dessous en rose, aujourd'hui disparues, ont été érodées au cours des 20 derniers millions d'années. C'est en grande partie l'œuvre du ruisseau de Roullée, située actuellement en contrebas. Cette roche correspond au grès de Sainte Suzanne qui s'est formé au Cambrien il y a -530 Ma. Ce grès est issu du dépôt de sables, au fond de la mer qui, après compaction, se sont transformés en grès. D'abord déposées à l'horizontal, les strates rocheuses ont été plissées et redressées lors de la formation de la chaîne des montagnes hercynienne il y a près de -350 Ma. Moins résistant que le grès armoricain, le grès de Sainte-Suzanne s'altère plus facilement.














La naissance du synclinal des Coëvrons : entre - 450 millions d'années et - 290 millions d'années, ces roches alors à l'horizontale se sont plissées et redressées lors de la formation de la chaîne hercynienne. C'est la raison pour laquelle les strates de grès cambrien devant nous sont à la verticale.


La lande sèche en évolution : souvent issue de la déforestation où l'activité pastorale a disparu, la lande est dominée par les éricacées (la bruyère cendrée, la callune), l'ajonc nain et le genêt à balais. Du fait de son envahissement naturel par de petits arbres, la lande, pour subsister, doit être entretenue par l'homme. Les jeunes pins sont arrachés à la main pour éviter de coloniser et de dégrader cet habitat protégé à l'échelle européenne.












Allez Jean-Claude, essaie de nous trouver ce que c'est ?






































Les quasimodos multicolores sont sortis

Notre garde-barrière est d'astreinte

Pas d'omelette pour ce soir


La pause pique-nique (sans pluie)










Et là, Jean-Claude, essaie de trouver ?

Un indice supplémentaire

Et le garde-barrière toujours là quand on a besoin



Et non, on n'a pas "pezé Robert" !

Et nous continuons pour une visite de Fresnay-sur-Sarthe et de ses alentours....


La cité de Fresnay-sur-Sarthe s'est construite autour du château édifié en 877. Au Xème siècle, pour se protéger, la ville s'entoure de remparts. Guillaume le Conquérant s'empare de la place. Au cours de la Guerre de Cent Ans, la cité passe à plusieurs reprises des mains des Français aux mains des Anglais. Il faut attendre 1450 pour que les seigneurs et archers de Charles VII la libèrent enfin des envahisseurs. Les murailles d'enceinte furent rasées au XVIIIème siècle. 
Sur la place Thiers, trône une fontaine. Un Lion, emblème de Guillaume le Conquérant, se dresse sur ses pattes arrières. De ces deux pattes avant, il enserre un frêne stylisé, à trois couronnes. Cet arbre serait à la base du nom de la ville.

Un petit tour sur le Côteau des Vignes avant de revenir en ville....






Un cortège de fleurs sur l'éperon rocheux : la nature calcaire du sol conditionne la présence d'une flore particulière, adaptée à la sécheresse et notamment composée d'espèces d'affinité méridionale comme la sauge des près, par exemple mais d'où vient son nom (le mot sauge vient du latin salvare qui signifie guérir, sauver). La sauge des prés possède les vertus médicinales de la sauge officinale mais de façon moins importante. Ses feuilles contiennent des substances toniques qui favorisent la digestion et aident à réguler la transpiration. Par endroits, la reprise de la dynamique végétale a abouti à l'installation de fourrés, avec de nombreux églantiers, favorisant la présence d'oiseaux comme la fauvette à tête noire. Ca et là, il subsisterait quelques pieds de vigne, vestiges des anciennes zones cultivées.


En premier plan, la sauge des prés

Aux portes des Alpes Mancelles, l'exposition du côteau des Vignes, situé sur les communes d'Assé-le-Boisne et de Fresnay-sur-Sarthe, bénéficie d'un microclimat propice à certaines espèces subméditerranéennes comme le Carthame Laineux. 

Carthame laineux (Carthamus Lanatus)

Cette plante aux feuilles coriaces bardées d'épines était autrefois appelée chardon béni. On ne la rencontre en Sarthe que sur la marge armoricaine du département où affleure par endroits le calcaire primaire. Cette plante subméditerranéenne, montre ses fleurs jaunes dès le mois de juillet. Comme beaucoup d'autres plantes, elle a développé au cours de son existence, un feuillage très piquant qui la protège des animaux herbivores.

Avec un profil pentu et accidenté, la présence des roches calcaires datant de l'ère primaire et le passage d'un méandre de la Sarthe en contrebas, le site rassemble les conditions favorables au développement de milieux particuliers d'une grande valeur patrimoniale : il présente à la fois un intérêt faunistique, floristique et paysager.
Le coteau du Petit Moulin qui prolonge vers le Nord-Ouest le coteau des Vignes accueille également des espèces rares ou peu communes dans le département, ce qui lui vaut d'être inscrit à l'inventaire des "zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique ZNIEFF" et classé espace naturel sensible du département de la Sarthe. La pelouse sèche, qui tapisse la pente, abrite une faute et une flore adaptées à la sécheresse et à la faible profondeur du sol. Le microclimat qui y règne attire de nombreuses espèces comme la mante religieuse.

Mante religieuse (mantis religiosa)

Le refuge rêvé des reptiles : éboulis, pierres ou fissures laissent peu de place à la végétation mais offrent des recoins appréciés des reptiles, ainsi protégés des prédateurs et des intempéries. En s'exposant au soleil, ces animaux ectotherme y emmagasinent la chaleur qui leur est vitale. En étant attentif, vous rencontrerez peut-être le surprenant lézard vert, le paisible lézard des murailles ou bien encore la célèbre couleuvre d'Esculape, celle qui orne le caducée des médecins et des pharmaciens.

Le lézard vert (lacerta viridis)

Le saviez-vous : comme tous les lézards, en cas d'attaque, le lézard vert peut laisser sa queue afin de faire diversion. Le lézard contracte ses muscles et casse sa colonne vertébrale. Après s'être détachée, la queue continue de s'agiter sur le sol. Le prédateur, captivé par ce mouvement, en oublie l'autre morceau de sa proie et le lézard en profite pour s'enfuir. Ce phénomène s'appelle l'autonomie et peut lui sauver la vie. Sa queue repousse alors à partir de l'emplacement où la première s'est détachée.


Un verger conservatoire a été créé sur le coteau des vignes par l'Association des Croqueurs de Pommes Maine-Perche qui œuvre pour la sauvegarde des espèces fruitières régionales. Ce verger constitue un véritable lieu de la conservation de la diversité biologique et génétique de variétés anciennes de pommes. Une trentaine de sujets a été plantée puis greffée en 2003.


La commune de Fresnay-sur-Sarthe restaure et gère cet espace naturel sensible (fauchage, pâturage, débroussaillage, etc...) pour assurer le maintien de la biodiversité.








L'église Notre-Dame de Fresnay-sur-Sarthe
Elle est édifiée dans la seconde moitié du XIIème siècle. De style roman, elle ne comprend à l'origine qu'une nef unique de trois travées, terminée par une abside. Ses voûtes très bombées sont caractéristique de l'architecture angevine. Elle est construite en calcaire et grès roussard du pays. A la suite d'un incendie qui provoque la destruction d'une partie du clocher, l'église est restaurée et agrandie en 1865 entraînant la démolition d'une chapelle construite en appentis sur le flanc sud de la nef et la modification de certaines ouvertures. Un transept muni de deux absidioles est créé, lui donnant ainsi sa forme actuelle en croix latine. La porte latérale nord donnant sur un très ancien cimetière n'est dégagée qu'en 1925. A la fin du XIXème siècle, l'église est entièrement décorée de peintures murales réalisées par Louis Renouard et de vitraux par l'atelier Hucher du Mans. Le mobilier du chœur est réalisé par la célèbre entreprise sarthoise d'ébénisterie Reboursier. Un orgue est installé dans la tribune en 1932.














La première mention de l'orgue remonte au début du XVIIème siècle.  Malgré un don destiné à son entretien, l'instrument ne devait plus exister 50 ans plus tard car, à partir de 1675, les comptes ne mentionnent plus de rémunération pour des organistes. Il faut attendre le XIXème siècle pour retrouver trace d'un instrument dans l'église de Fresnay-sur-Sarthe, tout d'abord sous la forme d'un harmonium d'accompagnement. Lorsque l'Abbé Didion, curé de Fresnay jusqu'en 1936, émit le désir de faire construire un orgue en tribune, il souhaita le dédier à Ste Jeanne d'Arc, "en réparation de la sinistre menace du capitaine anglais de Fresnay, Guillaume Glasdall -si nous te prenons, nous te ferons brûler- réalisée à Rouen le 30 mai 1431" (inscription figurant sur le buffet). Cet instrument a été construit, mis en place et inauguré en 1932. Il est composé de 13 jeux, dont deux ont été récupérés sur l'ancien petit orgue de chœur. Le projet était plus ambitieux, mais il avait fallu le réduire à la mesure des ressources disponibles. 
Le Père Berthé, curé de Fresnay de 1955 à 1978, considérant avec raison que l'orgue cachait le plus beau vitrail de l'église, avait envisagé de le transformer. C'était un projet important et couteux. Projet et devis sont restés sans suite mais certains paroissiens se souviennent que le Père Berthé avait commencé à rassembler des fonds pour réaliser son rêve. Le Père Maurice Cognard, dès son arrivée a fait réparer la soufflerie de l'orgue et les réservoirs d'air qui avaient soufferts de la sécheresse de 1976, mais il restait à faire le plus important.
En 1998, grâce aux finances collectées par le Père Berthé, le Père Prudhomme a entrepris une restauration complète de l'orgue. Tout a été démonté, vérifié, rectifié, dépoussiéré et remonté. Sur le conseil de la Commission Diocésaine des Orgues, qui a suivi les travaux, un jeu de Bourdon de 16 a été remplacé par un jeu de Cornet. Pour cela, avec l'autorisation de Mr le Maire, MM Thibaud père et fils, facteurs d'orgue, ont utilisé ce qui restait des tuyaux de l'ancien petit orgue de chœur. Ensuite, ils ont passé des heures pour refaire l'harmonie et l'accord de l'ensemble des quelques 800 tuyaux (le plus petit est d'une taille inférieure à celle d'un crayon alors que le plus grand, en bois, fait environ 2.50 m de haut sur une section de 0.25 m au carré.













Le château de Fresnay-sur-Sarthe

La physionomie de la cité témoigne de l'importance de sa condition de cité frontalière. Implantée en position dominante, elle est dotée d'une forteresse et d'imposants moyens défensifs afin d'assurer la protection de la population intra-muros. Le château, à l'origine de la cité, est vraisemblablement construit au Xème siècle par les vicomtes de Beaumont, dont les suzerains sont les comtes du Maine. Au Moyen-Age, ils y maintiennent des garnisons sous le commandement de leurs vassaux. Pendant ces périodes, le château est plusieurs fois agrandi et remanié. Après l'occupation anglaise (1420-1450), sa fonction militaire décline mais jusqu'au XVIème siècle, il demeure sous la garde de seigneurs locaux auxquels le roi l'a confié (les seigneurs engagistes).
Au XVIIIème siècle, il n'est plus entretenu et les bâtiments tombent en ruine à l'exception du châtelet et du grenier à sel donnés par Louis XIV à la ville pour servir de prisons et de tribunal. En 1900, la ville achète la totalité du site pour aménager l'actuel jardin public dessiné par l'architecte-paysagiste Dupuy, élève d'Alphand. Les destructions successives qui ont amené le château à l'état de ruine permettent difficilement de restituer son aspect d'origine. On constate l'existence de cheminées et d'au moins trois étages. Il est construit avec des matériaux de la région : calcaire, schiste et pierre de roussard pour les chaînes d'angle et les encadrements de portes et fenêtres.
Le château est au centre d'une cour fermée par un mur d'enceinte (courtines), muni de tours, contre lesquels s'adossent des bâtiments de service et une chapelle, disparus pour la plupart.









Tu vois Bambou, il n'y a pas que toi ?





Encore un bel apéro









Et ce soir ce sera jambon grillé
lentilles et/ou pene rigate


Et une délicieuse salade de fruits maison en dessert

ça c'est un jeu à connaître, quelles tranches de rigolade
Et là, ça bosse pour demain



















******************************
Samedi 16 MAI 2026
1 boucle au départ de Fresnay sur Sarthe : 14.5 km et dénivelé +122m
1 boucle au départ de St Léonard des Bois : 6 km et dénivelé + 215m




















Les croix archaïques sont des croix en pierre reconnues comme très anciennes, souvent en raison de leur forme atypique et de leur aspect brut. Elles sont particulièrement nombreuses ici, au Nord de la Sarthe, où elles furent taillées dans le grès roussard et le granit. On en recense 14 à St Léonard des Bois. S'il est difficile de les dater, on peut remarquer l'évolution de leur forme dans le temps. Les crois pattées comme celle de la Barre, les croix asymétriques et les croix à disque sont les plus anciennes. Les croix à section octogonale, plus travaillées, sont plus récentes et datables des alentours de 1500. En plus de leur symbolique religieuse, les croix pouvaient servir de repère aux voyageurs. Certaines sont même décorées de sculpture de coquille ou d'un bâton car elles jalonnaient les chemins de pèlerinage vers le Mont St Michel au Nord-Ouest et St Jacques de Compostelle au Sud. Certaines sont aujourd'hui liées à des légendes comme celle de la croix de La Barre et la légende du trésor de la nuit de Noël.



La motte féodale d'Assé-le-Boisne
ancien ensemble fortifié avec remparts datant du Moyen-Age, patrimoine non classé

Construite par la main de l'homme, à la fin du XIème siècle, cet élément de défense symbolise la supériorité du Seigneur. Le donjon de bois situé au sommet ainsi que la basse-cour furent brûlés par les anglais en 1426.













Le pique-nique dans le parc du château de Fresnay-sur-Sarthe...





























La fameuse croix de la Barre





















Saint Léonard des Bois a longtemps vécu au rythme de métiers "proto-industriels" grâce à ses ressources naturelles. Le minerai de fer, d'abord réduit dans les hauts Fournaux, était ensuite livré à des forges spécialisées platineries et fenderies qui alimentaient elles-mêmes cloutiers, maréchaux, etc...
Ces métiers étaient gourmands en bois pour chauffer le fer, si bien qu'au début des années 1800 les forgerons avaient utilisé tous les arbres aux alentours : "la vallée de la misère" était née.

La vallée de la misère (carte postale vers 1900)

Avec l'arrêt des forges, les ouvriers se tournent vers l'ardoise. Des carrières voient le jour à partir de 1830 comme celle des Perrières sur le mont Narbonne. Toutefois, la présence de pyrites fait rouiller ces ardoises et empêche leur succès. Après plusieurs tentatives de "Société des Ardoisières de Saint-Léonard", l'activité est abandonnée vers 1870. 
Aujourd'hui les traces de ce passé sont discrètement présentes dans le nom de lieux-dits (Forge Collet), des rues ou des places de la commune. Une activité persiste : l'exploitation de la pierre par la société de carrière Cemex. 

L'ancienne ardoisière de la Grande Perrière vers 1900

Les scories ou "pierres bleues" de St Léonard des Bois sont des résidus de fonte



Tout le monde est rentré, douché, changé, et on garde les bonnes habitudes.....




Bambou dissipe Marie-Thé
Et une petite soirée jeux avant d'aller au lit...


*******************************
Dimanche 17 MAI
Grande boucle au départ de ST LEONARD DES BOIS
vers le beau village de ST CENERI LE GEREI
18 km - dénivelé +380 m

Une matinée très humide nous attend

Philippe a l'humeur chafouine...
... il ne veut pas de son quasimodo






















Au Domaine du Gasseau, ce bac à chaîne à la fois pratique et ludique, a été installé en 2015 par la Communauté de Communes et ses différents partenaires dans un objectif de développer les circuits de randonnées entre les départements de la Sarthe et de la Mayenne, afin de rendre les berges de la rivière Sarthe accessible aux randonneurs du territoire de la Haute-Sarthe Alpes Mancelles. Cet équipement, accessible aux personnes à mobilité réduite, a été conçu et contrôlé pour un usage piéton et pour les vélos répondant à quelques principes d'utilisation. 

























Le cochon Mangalica (cochon de Hongrie)






Ecole de conduite de 4X4





Le moulin de Trotté

Ancien moulin à blé, le moulin de Trotté a définitivement cessé de tourner en décembre 1930. Il a été peint par de nombreux artistes. Le pré des Toyères, situé en aval, fut un des sites favoris des artistes de la Grande Epoque.



A ce moment là, c'est le déluge, un rideau de pluie


Situées en limite du Maine et de la Normandie, à la frontière des départements de la Mayenne, de la Sarthe et de l'Orne, les Alpes Mancelles évoquent les collines abruptes et les vallées sauvages sculptées par la Sarthe. Ces paysages de "montagne", baignés par la lumière et l'eau ont attiré les voyageurs à la "belle époque" et les artistes pour peindre en "pleine nature". 
Les ALPES MANCELLES, une appellation du XIXème siècle : dans la seconde moitié du XIXème siècle, la montagne et l'alpinisme sont à la mode. En quête d'émotions fortes, la bourgeoisie citadine, guidée par les ouvrages touristiques de l'époque, explore les fortes pentes de la vallée de la Sarthe qui offrent le décor rêvé pour marcher et escalader à 4 ou 5 heures de train de Paris. La Sarthe est profonde de plus de 100 mètres, c'est une gigantesque coupure dont les pentes sont presque à pic, recouvertes d'une maigre végétation de pins et de bruyères. Entre St Céneri et St Léonard, ce n'est qu'une faille formidable, semblable aux étroites cluses du Jura, mais d'une beauté plus âpre grâce à la robustesse de la roche, granite et grès. Ce petit coin de rochers, long d'une lieue à vol d'oiseau, doublé par les méandres, a fait dire aux gens du Bas-Maine qu'ils avaient aussi leurs alpes. (Ardouin Dumazet - Voyage en France 1894 - "L'aspect pittoresque lui a valu le surnom d'Alpes Mancelles"




La maison Seltier

La Maison Seltier : ce simple logis accueille jusqu'aux environs de 1750, des ouvriers employés aux forges de la Bataille toutes proches, à l'entrée du sentier de Trotté. Transformée en relais de poste jusqu'en 1840, cette maison placée en retrait du gué du Sarthon borde l'ancien chemin qui menait de St Cénéri à St Pierre des Nids. Dans les années 30, l'aquarelliste lorrain Jules Seltier et plus tard le frère du comédien Pierre Fresnay y demeurent. A la belle saison, le hameau du Sarthon accueillait de nombreux adeptes d'une peinture en plein air réalisée "sur le motif".

La rivière du Sarthon
Le Sarthon et ses affluents serpentent au milieu des collines bocagères et des prairies humides du Sud de l'Orne. Véritable lien entre ce département et celui de la Mayenne, cette rivière prend sa source dans la forêt d'Ecouves et creuse sont lit dans le massif Armoricain. La pente et les roches dures imperméables lui valent ses eaux fraîches, vives et claires. Le Sarthon constitue un milieu de vie remarquable pour des espèces sensibles Truites fario, Ecrevisses à pattes blanches et Mulettes perlières y ont élu domicile.
Le Sarthon et ses affluents sont protégés par un arrêté préfectoral de protection biotope (APB) et sont classés Natura 2000.






















Une partie du chemin de croix

Ce chemin de croix, commandé par les Amis de St Céneri, au sculpteur Christian Malézieux, attire l'attention par sa réalisation particulière :
- il est en 3D
- il est fixé sur un seul côté de la nef alors qu'habituellement un chemin de croix est placé de part et d'autre de la nef
- il compte XIV stations contre 12 normalement
Ses personnages, alliage de plomb et d'étain, dénudés et tourmentés expriment parfaitement la souffrance et l'intensité des scènes.
Ce chemin de croix a été inauguré par la paroisse en 2001 pour marquer le passage dans le 3ème millénaire.

A St Céneri, un sympathique commerçant nous a autorisé à profiter de sa terrasse







Il ne fait pas bien chaud
nous sommes pressés de repartir

Une autre croix archaïque


La chapelle de St Cénéri



La chapelle a été construite vers la fin du 14ème siècle ou au tout début du 15ème à l’emplacement où dit-on saint Céneri aurait construit son abri. De style gothique, elle s’intègre parfaitement dans le paysage.

Sa charpente est en châtaigner, bois couramment utilisé en construction du fait qu’il est imputrescible et qu’il repousse les araignées et autre parasites. On retrouve ce type de charpente dans la nef et le choeur de l’église, celle du choeur étant recouverte de dessins polychromes mis à jour récemment.

Deux statues prennent place de part et d’autre d’un tableau anonyme en cours de restauration et qui représente saint Céneri en prières ; une statue de saint Jacques de Compostelle amputée, lors de la Révolution, de la main portant son coquillage, surtout la statue de saint Céneri à laquelle une tradition reste attachée : les jeunes filles souhaitant se marier sont invitées à piquer une aiguille dans la robe du saint, si l’aiguille reste plantée dans la pierre, leur vœu sera exhaussé dans l’année.

Au sol, une pierre de granit, qui serait un menhir couché, aurait servi de lit à saint Céneri. Deux traditions y sont également attachées : d’une part les enfants souffrant d’incontinence peuvent s’y allonger pour être guéris, d’autre part, s’allonger sur la pierre favoriserait la grossesse des jeunes femmes désirant enfanter.



Ces dames ex-conseillères municipales scrutent l'affichage de cette mairie !















Qui a dit que ça ne grimpait pas ?























Nous voilà rentrés, et comme on ne change pas les bonnes habitudes, c'est apéro pour ce dernier dîner que nous prendrons au restaurant...






Tonke commence à souffrir



**********************************

C'est la fin d'un grand week-end, Lundi 18 MAI, le grand pont de l'Ascension se termine. Le temps de ce matin ne s'annonce pas "follichon". Nous prenons la décision de rentrer doucement, en faisant une halte dans la belle ville du MANS pour notre pause déjeuner....

On essaie de faire loger tous les sacs dans les coffres


La majestueuse cathédrale St Julien du Mans












































l'église Notre Dame du Pré du Mans 







L'enceinte gallo-romaine du Mans, appelée aussi enceinte romaine du Mans, dans la ville dénommée anciennement Vindinum ou Vindunum, capitale du peuple gaulois des Aulerques Cénomans, a été édifiée au Bas-Empire romain, à une époque longtemps supposée être la fin du IIIe siècle mais que des études plus récentes placent désormais au début du IVe siècle. La muraille romaine dessine un quadrilatère irrégulier de 450 m de long sur 200 m de large. Ce périmètre de 1300 mètres a ceinturé pendant plus de 17 siècles, le cœur de la ville. En référence à la couleur de ses murs, Vindunum (Le Mans) était qualifiée de "ville rouge". Sa construction de briques, de pierres de roussard liées par un mortier rose lui confère cette teinte caractéristique. Elle a été bâtie pour affirmer la puissance impériale : l'exceptionnelle richesse des parements, où se succèdent encore aujourd'hui sur plus de 8 m de haut des frises à décors géométriques, en est une trace magistrale. Monument rare, unique en France, la muraille demeure debout, quoique sans véritables fondations. Douze tours, une porte et trois poternes sont visibles. Ne manquez pas la tour du Vivier, la tour de la Madeleine, la tour de Tucé, la tour des pans de Gorron, la Grande Poterne,...



Le menhir de la cathédrale du Mans

Dressé entre 4000 et 5000 avant notre ère sur ce site du Vieux-Mans (aujourd'hui Cité Plantagenêt), le menhir est le plus vieux témoin de histoire mancelle. Cette pierre levée, longtemps considérée comme le "nombril" du Mans, a été l'objet de divers cultes faisant de lui le centre de l'univers ou encore un symbole de fertilité. Signe païen, il a été sauvé de la destruction par Saint-Julien, venu christianiser Le Mans au IVe siècle. Le religieux l'aurait coiffé d'une croix disparue depuis. Le menhir a été accolé à la cathédrale lors de sa construction. Il s'agit du dernier témoin d'un lieu où se trouvaient d'autres pierres sacrées.




Notre dernière pause pique-nique au Mans


Mais oui Bambou tu dormais...
... ton magazine était tombé par terre (preuve à l'appui)



Tout le monde est rentré à bon port, nettoyage des véhicules avant de les rendre au loueur et j'espère que vous garderez de bons souvenirs de ce grand séjour dans les Alpes Mancelles.
Total des compteurs : 70 km et un dénivelé de + 1136m


12 commentaires:

  1. Quel bonheur de se souvenir de tous ces bons moments ! Comme souvent Bibiche, je te remercie pour tout le travail que ce blog représente. Et merci à Lysiane se s être fait l ambassadrice de cette région jusqu ici méconnue pour moi. C est toujours mieux d avoir un guide local et là, Escarp' Haims a été gâté ! Pour la part je garderai un très bon souvenir de ce séjour

    RépondreSupprimer
  2. Les z'amis bottés26 mai 2026 à 22:30

    Superbe reportage de notre photologue, nous nous sommes régalés avec ces montagnes, là on n'a pas encore tout vu! Nous avons hâte de lire la suite des aventures Escarpinoises dans les Alpes Mancelles que dis-je ,les Hautes Alpes Mancelles!

    RépondreSupprimer
  3. Mais je n'ai pas terminé, attendez un peu mais ça risque d'être long....

    RépondreSupprimer
  4. Tes recherches, Bibiche, ont permis de dater l'appellation "Alpes Mancelles" depuis le XIXe. Heureusement que nous ayons pu faire chauffer les mollets sur quelques raidillons dégagés ou plus escarpés, car je vous avais vendu cette région comme ayant du relief !!! L'office du tourisme n'a qu'à bien se tenir avec ce reportage documenté.
    Nous nous sommes bien régalés dans ce séjour collectif (dans tous les sens du terme) et la visite de Fresnay avec le guide local fût une belle découverte.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah on a bien senti qu'il y avait du relief, ça mérite quand même un peu son nom "d'Alpes" Mancelles. Dans mes recherches, il manque encore l'histoire de la cathédrale du Mans, mais ça viendra quand j'aurai plus de temps.

      Supprimer
  5. Mais ça n a pas été si long que ça ! Bravo pour ce beau reportage. Que de beaux souvenirs 😊 la région était très belle à visiter mais l ambiance du groupe fait aussi la réussite de nos séjours. Merci Escarp' Haims 👍

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Moins long que prévu mais j'ai écourté un peu pour vous donner de la lecture avant vos départs respectifs. Nous avons bien rigolé.

      Supprimer
  6. Très beau séjour dans une magnifique région avec de magnifiques photos ( peut être un photographe professionnel ). Et toujours mon Sébastien garde barrière ( la bonté même ) Beaucoup de pauses apéro ! Amicalement

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ce sympathique commentaire et surtout merci pour TON Sébastien ? Ni photographe professionnel, ni du matériel de professionnel, il faut simplement des "yeux de biche" !!!

      Supprimer
  7. Des yeux de biche et une bouche bien colorée !! 🤣🤣

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les biches ont toujours la truffe un peu rose !!!!

      Supprimer
  8. Merci Bibiche pour ce résumé de notre séjour, très développé et explicatif de nos belles excursions.
    J'ai découvert les Alpes Mancelles et sa région, finalement si proche de nous !
    Merci Lysiane de nous avoir fait découvrir le vieux Mans avec sa belle cathédrale, ses maisons à pans de bois et ses ruelles pavées remplies de charme.
    Merci au bureau de nous avoir organisé un si beau séjour !

    RépondreSupprimer