jeudi 11 septembre 2025

Les pèlerins Escarp'Haimsois sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle

Le projet de ce séjour itinérant a bien mûri et maintenant, il faut bien finir par se lancer ! C'est donc sur le Chemin de Compostelle que 12 pèlerins Escarp'Haimsois vont user leurs godasses, leurs jambes, leurs pieds, leurs genoux mais vont quand même garder le moral. Nous commencerons ce périple à Livinhac-le-Haut le vendredi 5 Septembre pour le terminer à Cahors le mercredi 10 Septembre. Mais c'est à Conques que nous faisons notre arrivée le jeudi 4 Septembre....

Conques-en-Rouergue dans le département de l'Aveyron

Jeudi 4 Septembre : le rendez-vous est fixé à 7 h 45 pour un café d'accueil Rue du Patural à Saulgé. Trois véhicules de location attendent leurs chauffeurs respectifs et nous nous répartissons dans chacun d'eux. Je me trouve dans le véhicule conduit par Jeannine ou Bambou. Ça commence mal : Jean-Yves veut passer d'un côté, Bambou veut emprunter les routes touristiques pour que Jean-Yves fasse des découvertes et rentre moins benêt. Malheureusement, la route est barrée au premier passage à niveau et nous nous retrouvons sur des petites routes campagnardes : Thiat, Oradour St Genest, Le Dorat.... A l'approche de la Corrèze, le soleil est derrière nous. En face, le ciel est bien gris et je pense que le mauvais temps nous attend. Il est 10 h et les trois véhicules se retrouvent pour une pause café/pipi/en-cas et pour changer de chauffeur. Il pleut et nous profitons des abris de recharges électriques pour boire notre café. Au bout d'une bonne demi-heure, les jambes dégourdies, nous nous dirigeons vers Conques. En arrivant dans le Lot, il tombe des cordes et de la grêle qui commence à bien cogner sur la voiture. Bambou reste prudent et s'arrête quelques minutes en attendant une accalmie. Il est près de 13 heures et nous arrivons à Conques pour notre pique-nique....














Conques-en-Rouergue : au cœur d'un écrin naturel au paysage préservé, le village de Conques conserve un patrimoine architectural exceptionnel hérité du Moyen-Age. Flâner en ce lieu ou "souffle l'esprit" permet d'entreprendre un véritable voyage à travers le temps et l'histoire. L'ermite Dadon, à la fin du VIIIème siècle, choisit de se retirer dans ce lieu sauvage où s'établit par la suite, vers l'an 800, une petite communauté de moines bénédictins. Ainsi naquit le monastère de Conques très vite protégé par les souverains carolingiens, et doté, en 866, à la suite d'une "translation furtive", des reliques d'une jeune martyre chrétienne d'Agen : Ste Foy. Aux nombreux pèlerins, attirés par ces précieux corps saints et par les miracles que la sainte opérait, vinrent s'ajouter ceux qui, dès le XIème siècle, poursuivaient leur chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle. 
Sur le versant ensoleillé de la vallée, s'est développé un bourg monastique de première importance autour de l'abbatiale romane et de son monastère qui veillait sur l'un des plus riches trésors d'orfèvrerie de la chrétienté médiévale. Etirée à flan de montagne, l'agglomération enserre l'abbatiale Sainte-Foy suivant un vaste arc de cercle. Le plan originel -celui du Moyen-Age- s'est conservé dans ses grandes lignes. En effet, une ceinture de murailles, percée de portes fortifiées et flanquée de quelques tours, délimite, de nos jours encore, un réseau de ruelles pentues qui desservaient autrefois les lieux saints et les différents quartiers. L'activité économique, quant à elle, se concentrait essentiellement dans le faubourg avec des moulins et des tanneries situés dans les vallées de l'Ouche et du Dourdou.
Préservée au cours des âges des destructions ou des rénovations abusives, l'architecture civile à Conques se caractérise par la diversité des matériaux utilisés : ainsi, le schiste bleuté, le grès rose et le calcaire mordoré se côtoient dans une étonnante alchimie de couleurs. L'originalité réside aussi dans ses façades de maisons à pans de bois, édifiées selon une même technique, depuis le XVème siècle au moins, jusqu'aux environs de 1900. Quant aux toitures en lauzes, elles sont d'une beauté singulière. L'adaptation à la pente du terrain et l'utilisation des matériaux locaux confèrent une grande unité à l'ensemble de l'habitat conquois. Pour qui les contemple -depuis le site du Bancarel par exemple- les maisons de Conques forment, avec l'abbatiale, un ensemble indissoluble, d'un pittoresque exceptionnel. Inaugurés en 1994, les vitraux contemporains, commandés au peintre ruthénois de notoriété internationale, Pierre Soulages, magnifient l'architecture de l'édifice roman. Spécialement conçus à cet effet, le verre translucide respecte les variations de la lumière et le tracé des plombs contribue à l'organisation plastique de l'ensemble.
 
Le chevet de l'abbatiale : lithographie de Bichebois, d'après un dessin de Nicolas Chapuy
vers 1828-1830 publiée dans Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France

Construite à partir du XIème siècle à l'emplacement d'une première basilique à trois nefs, l'église abbatiale romaine Ste Foy de Conques prend corps avec le terrain escarpé sur lequel elle s'implante, ainsi que le petit village qui l'entoure. L'édifice connut de nombreuses vicissitudes (déclin de sa communauté religieuse mouvements structurels anciens, incendies, défauts d'entretien...) avant d'être protégés au titre des Monuments Historiques sur la première liste de 1840. Dès lors, de nombreuses et importantes campagnes de travaux furent diligentées par la Mairie de Conques sur l'église, pour décaisser ses abords remblayés, ouvrir ses baies bouchées, restaurer ses parements dégradés et refaire à neuf ses couvertures fuyardes ou lacunaires. Ces travaux furent successivement dirigés par Etienne-Joseph Boissonade, Jean-Camille Fornigé, Henri Nodet, Jacques Lavedan, Dominique Larpin et Benjamin Mouton, architectes en chef des Monuments Historiques en charge de l'édifice avec l'assistance des services de l'Etat, conservation régionale des Monuments Historiques et unité départementale de l'architecture et du patrimoine. 
Les derniers travaux d'envergure concernent la réfection des couvertures en lauze de la nef et du bas-côté Nord (D. Larpin 1997-1998) et la protection en plomb du portail occidental (B. Mouton en association avec M+O architectes du patrimoine -2020). Le reste des couvertures présente aujourd'hui un état de dégradation avancé auquel s'ajoute la difficulté de pentes de toiture très faibles. Les travaux actuellement engagés concernent la restauration des charpentes et la réfection des couvertures en lauze de schiste / Phase 1 - Travaux prioritaires : chœur, déambulatoire, vaisseau principal et bas-côté Est du bras Nord du transept, bas-côté Est du bras Sud du transept. Le reste des couvertures non restaurées fera l'objet des prochaines phases de travaux. 

Sœur Yvette est admirative


















On a pensé que Bambou logerait dedans !
Réponse de Bambou : pas sûr, j'en ai déjà réservé
un à la Nécropole de Civaux (avec le couvercle)














La chapelle Saint-Roch

La chapelle Saint-Roch date du XVème siècle et se situe sur un promontoire rocheux dans les faubourgs de Conques. Construite à la place d'un ancien château, dont le propriétaire fort peu apprécié, contrôlait et "taxait" l'accès au village par le Sud. Le passage du Dourdou par le Pont Romius était un "péage" naturel ! Sous la chapelle, creusée dans la roche, une cavité abrite 2 bassins alimentés par des eaux de ruissellement. Mais, c'est à l'intérieur que se cachent de magnifiques peintures et nous n'aurons pas le privilège de les découvrir. 


Plafond et grandes fresques du XIXème

Peintures du XVème et du XVIème




Peintures sur les murs de la chapelle et dans la sacristie











Nous laissons Conques derrière nous pour nous diriger vers Livinhac-le-Haut où nous laisserons les trois véhicules pour la semaine. Nous serons accueillis chaleureusement par Christophe au gîte "Le Chant des Etoiles"...
Livinhac-le-Haut, dans le département de l'Aveyron, entre Rouergue et Quercy. La rivière "Lot" borde le village qui est lové dans un de ses méandres. 

L'église Saint-Adrien de Livinhac-le-Haut

Cette église a été construite au XIIème siècle, sur les ruines d'une église romane plus ancienne. Elle a été remaniée au XVème siècle puis au XVIIIème siècle. C'est un édifice de style gothique. Elle se compose d'une nef unique, d'un transept et d'un chœur. Le clocher-donjon, qui date du XVème siècle est un élément caractéristique de l'église. L'intérieur de l'église est remarquable pour ses peintures murales du XVème qui ornent la voûte du chœur. Ces peintures représentent des scènes de la vie de Jésus-Christ.

On attend le petit rafraîchissement
On va s'installer et passer au dîner...

Super salade de tomates


Saucisse - ratatouille - riz

Délicieux crumble

Nous allons passer une bonne nuit et nous n'entendrons pas les étoiles chanter. Demain vendredi 5 Septembre, nous amorcerons notre périple avec la première journée d'itinérance. Départ de Livinhac-le-Haut vers Figeac en passant par Montredon, St Félix, St Jean Mirabel, etc...

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Vendredi 5 SEPTEMBRE

LIVINHAC-LE-HAUT vers FIGEAC

Vendredi 5 Septembre - petit déjeuner au gîte "Le Chant des Etoiles" à Livinhac-le-Haut
avant le grand départ vers Figeac

Patrick fait un état des lieux...




... au cas où il repasserait par là !

La brume va nous accompagner un bon moment





L'église St Michel de Montredon

L'église actuelle n'a été construite qu'entre 1876 et 1883 par l'architecte Poujade de Figeac (46) mais elle a remplacé un édifice plus ancien qui portait la même dédicace à St Michel. Le bâtiment apparaît très dégradé dans tous les documents où on le trouve mentionné. L'ancienne église occupait le même terrain que le bâtiment actuel sur la place du village mais elle était entourée du cimetière tel qu'il apparaît sur le cadastre de 1833. Celui-ci a été déplacé en 1856 à son emplacement actuel.








De nos jours, cette église présente hélas un état altéré à cause des remontées d'humidité par capillarités. Les façades et les encadrements des baies sont ainsi dégradés. De plus, de magnifiques vitraux signés du Maître Verrier Henri FEUR, ornent ce monument et souffrent aussi de l'usure du temps. Un programme d'envergure prévoit deux tranches de restauration de cet édifice religieux. La première concerne notamment ces précieux vitraux. Les calfeutrements périphériques, les bandes en appui, les raquettes et autres vitrages de protection nécessitent une restauration complète. Montredon est un village lotois situé à l'Est du département, limitrophe du Cantal et de l'Aveyron. Cette église, dédiée à St Michel est érigée sur le point culminant du village. Monument remarquable, il constitue un point d'étape situé sur le célèbre sentier de la Via Podiensis (GR65), inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des "Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France". D'architecture gothique, cet édifice religieux, bâti de 1875 à 1885, est caractéristique de l'évolution de l'art roman à la recherche de la lumière, construisant ainsi des monuments plus hauts avec des arcs brisés, des voûtes sur croisées d'ogives et de grandes ouvertures.





Chapelle Sainte-Madeleine de Guirande XIIIème et XVème siècles - Monument Historique



La chapelle Sainte-Marie-Madeleine de Guirande, ancienne église rattachée au prieuré augustin de Notre-Dame du Chalard (Saint-Yrieix, Haute-Vienne), est un modeste édifice de plan rectangulaire dont le chœur, plus large que la nef, renferme un remarquable programme iconographie réalisé vers 1500.Le chœur, éclairé par une fenêtre axiale en arc plein cintre taillé dans un linteau monolithe, est couvert d'une voûte en berceau légèrement brisé, portée par des nervures de section carrée permettant de le dater du XIIIème siècle. Ces ogives sont reçues par des culots ornés de masques de facture grossière : tête d'homme au front ceint d'une couronne, tête d'une femme coiffée d'une guimpe, tête d'un personnage moustachu et tête d'un animal léonin grimaçant. Elles sont réunies par une clef ornée d'une croix pattée, inscrite dans un cercle, cernées d'un tore Le clocher barlong, épaulé de contreforts à ressauts et percé sur ses quatre faces de fenêtres dont trois d'entre elles résultent de travaux du XXème siècle, fut sans doute abaissé d'un niveau. Il en fut de même pour le plafond de la nef qui recoupe le sommet de l'arc triomphal inscrit dans une voussure.
Des doutes persistent quant à la datation de la nef unique et charpentée. Celle-ci intègre en effet une porte en arc brisé, à l'ouest et une fenêtre, au sud, ourlée comme la fenêtre du chœur d'un étroit chanfrein. Ces critères stylistiques plaident en faveur du début du XIIIème siècle : en revanche, les deux fenêtres à encadrement rectangulaire suggèrent une phase de reconstruction ou de réaménagement de la fin du XIVème siècle.
En 1968, à l'occasion de la suppression d'un retable du XVIIème siècle, et d'un autel en bois, un ensemble de peintures murales a été découvert dans le chœur : classées au titre des objets mobiliers l'année suivante, elles furent restaurées en 1972. Le programme, relativement bien conservé se compose sur le chevet d'un panneau consacré au Christ en majesté accompagné des symboles de St Jean et de St Mathieu, l'aigle à gauche et l'ange à droite, portant tous deux de longs phylactères aux inscriptions désormais illisibles. Les deux autres symboles des évangélistes, le lion de St Marc et le taureau de St Luc sont placés sur un fond en faux appareil de pierres ornées de fleurs, aux retombées sud et nord du berceau.
Le registre inférieur est réservé à deux scène hagiographiques : le "Ravissement de Marie-Madeleine" et le "Martyre de Saint-Namphaise". Marie-Madeleine, patronne de l'église, est figurée à droite, les mains jointes, revêtue de sa seule longue chevelure, auprès de trois anges. St Namphaise, chef de l'armée de Charlemagne retiré pour mener une vie érémitique dans la forêt de la Braunhie (près de Carnac-du-Causse), figure à gauche, portant ses entrailles près du taureau furieux qui, selon la légende, l'éventra en 799. Le saint porta ses entrailles jusqu'à son oratoire où seraient intervenues de nombreuses guérisons miraculeuses (épilepsie ou démence). Des motifs de "serviettes roulées" complètent le décor à la base des murs. L'édifice renferme un bénitier en pierre de facture rustique et un tableau du peintre Laroche (1667) figurant Marie-Madeleine, disposé à l'origine au centre du retable.
Les travaux engagés en 2007, ont concerné la réfection de la couverture du clocher, la pose de gouttières et au remplacement des vieux enduits des façades réalisés au ciment. Ce programme de restauration a été aidé par la Sauvegarde de l'Art français. 






Un gîte insolite

L'intérieur





Lysiane suit les consignes




Une partie du pique-nique





Au font, la place de l'Eglise, devant : la place des Os-rangés !




















Nous approchons de Figeac


Notre halte se fera au gîte du Gua à Figeac

Bambou secoue ses puces
Réponse de Bambou : Oh ! punaise Bibiche, normalement, ça ne devait pas être des puces !

Pause-fraîcheur à l'arrivée


Une petite balade dans Figeac s'impose

Figeac, ville d'Art et d'Histoire, est aussi une cité médiévale pleine de charme. Riche d'un patrimoine ancien, la vieille ville incite à la promenade. Les ruelles pittoresques le long desquelles s'alignent hôtels particuliers aux façades sculptées et demeures en pierre et à pans de bois feront sans aucun doute la joie des promeneurs.

Eglise abbatiale Saint-Sauveur de Figeac :









Décor de bois sculpté et autel de la chapelle Notre-Dame de Pitié






Au pied du musée, Joseph Kosuth a créé la Place des Ecritures, dont le sol est occupé par une reproduction immense de la pierre de Rosette. Joseph Kosuth inscrit la pierre de Rosette dans l'architecture de la ville de manière à évoquer une écriture dans sa relation immédiate à une langue, à une ville (Rosette) et à son environnement naturel (un jardin en terrasses planté de papyrus, tamaris et plantes aromatiques). Cette mise en contexte de la langue instaure une relation nouvelle avec les mots : ici, trois écritures -hiéroglyphes, démotique, grec- et deux langues sont disposées au sol, donnant au texte une place étrange et inédite à travers laquelle Kosuth interroge sur la signification des mots et du langage.

Place des Ecritures ou Place Champollion (déchiffreur des hiéroglyphes né à Figeac en 1790)


La pause-détente avant le dîner


Lasagnes végétales
Brownie - glace

Notre première journée de rando de Livinhac-le-Haut jusqu'à Figeac est bouclée avec 24 km et un dénivelé de + 413 mètres. Maintenant, repos pour être d'attaque demain.... 

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Samedi 6 SEPTEMBRE

FIGEAC vers GREALOU



















Un passage au petit village de Faycelles

Un peu d'histoire : Faycelles doit son nom à la "Fiscella", impôt versé par les serfs fiscaux (les Fiscalini) à l'abbé de Figeac au XIème siècle. Les premières traces de population remontent assez haut dans la préhistoire entre 13 et 15 000 avant J.C. On a retrouvé, dans une grotte, des gravures rupestres représentant une frise de chevaux, un corps de femme sans tête et un auroch. Cette grotte est fermée aux visiteurs pour sa préservation. De nombreux vestiges romains ont également été découverts dans l'actuel cimetière de Rigant. Une nécropole Une nécropole barbare (IVème-VIème siècles) a été fouillée au lieu-dit Les Sarrazins. En 1369, le château fut pris par les anglais et le village fût brûlé. Par la suite, l'abbé de Figeac publia un édit de repeuplement car la population avait complètement disparu. Jusque dans les années 60, suite à un fort exode rural, nombre de maisons du bourg aujourd'hui joliment restaurées, furent laissées à l'abandon et tombèrent en ruine. Nombreux sont les touristes qui viennent admirer ce beau village. Nombreux également sont les pèlerins, sur le chemin de St Jacques de Compostelle à faire une halte sous le marronnier.....


Les ruelles du village : au cœur de Faycelles, l'atmosphère est empreinte d'authenticité et de sérénité, Les noms des ruelles font découvrir la vie et les métiers d'autrefois (chemin des écoliers, rue du tonnelier, rue de la forge...). En vous promenant dans ses ruelles étroites, vous découvrirez des maisons en pierre calcaire, parfois ornées de volets pastel et de fleurs grimpantes, qui témoignent du charme intemporel des villages quercynois. Les petites placettes invitent à la pause, où vous pourrez vous asseoir sur un banc de pierre pour admirer les détails architecturaux et profiter du calme ambiant. Les passages voûtés et les escaliers de pierre mènent à des coins discrets, révélant des jardins en terrasse ou des points de vue surprenants sur la vallée du Lot, le temps semble suspendu....


L'histoire de Faycelles a toujours été liée à la masse de grès sur laquelle il est bâti. On y trouve de magnifiques gravures rupestres du Magdalénien comme des carrières médiévales mais aussi de nombreux ruisseaux qui alimentaient des moulins. D'abord implanté au pied de ses falaises, le village s'installe finalement sur l'éperon rocheux au XVème siècle. Outre son panorama époustouflant sur la vallée du Lot, Faycelles séduits par ses ruelles pittoresques, ses maisons en pierre et son ambiance paisible. Que vous soyez passionné d'histoire, amoureux de la nature ou simplement en quête d'une pause ressourçante, Faycelles promet une expérience inoubliable. Venez flâner dans ses ruelles authentiques, explorer ses sentiers bucoliques et partager des instants privilégiés avec des habitants passionnés. Une visite à Faycelles, c'est bien plus qu'un voyage : c'est une rencontre avec l'âme profonde du Lot. A Faycelles, bien que le village soit avant tout reconnu pour son charme global et ses paysages, ce petit bourg pittoresque à l'architecture quercynoise séduit au premier coup d'œil. A Faycelles, chaque coin de rue raconte une histoire. Pour les amateurs de panoramas, le belvédère offre une vue imprenable sur les méandres de la rivière Lot et les paysages verdoyants du Quercy. Faycelles, c'est une invitation à voyager dans le temps et à se reconnecter avec l'essentiel....


L'église Saint-Michel

Nichée au cœur du village, cette bâtisse du XIIIème siècle séduit par son architecture typique, où le style roman se mêle à des éléments gothiques. C'est un véritable bijou du patrimoine quercynois. Son imposant clocher-mur, caractéristique des églises rurales du Lot, veille majestueusement sur les toits de pierre et la vallée en contrebas. A l'intérieur, le charme opère avec une nef sobre et élégante, propice à la sérénité, et des détails sculptés qui racontent l'histoire et la spiritualité de l'époque. Laissez-vous émouvoir par l'ambiance paisible des lieux, amplifiée par la lumière tamisée qui traverse les vitraux. Plus qu'un simple édifice religieux, l'église Saint-Michel est une fenêtre ouverte sur le passé, une étape incontournable pour quiconque souhaite comprendre l'aime de Faycelles et de ses habitants.






Il ne faut pas être bien grand....
... pour se faufiler !
Réponse de Bambou : et surtout, pas trop large...













Nous approchons du gîte de Gréalou


La pause pique-nique


Jeannine n'est pas encore décidée à brûler son sac !











Un gîte de dépannage ?

















Après 20 km et un dénivelé de + 407 mètres, nous voilà arrivés au gîte "Ecoasis" de Gréalou

Au cœur du Lot, situé sur le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, Ecoasis est un gîte de groupe, idéalement situé sur le Chemin de Compostelle, 20 km après Figeac.

Une pause fraîcheur nous est proposée avant des séances de massages






Un chippendale en préparation

Bambou n'a jamais été aussi "benaise"
Réponse de Bambou : C'est bien de le dire et quand même bien plus agréable que les balles de
massage à picots de chez Décathlon ! Merci, en tout cas, pour ces mains expertes qui m'ont
bien soulagé de mes petites misères de débutant.








Un petit moment de détente avant le dîner












Et petite tisane pour digérer tout ça







Et chacun vaque à ses occupations avant d'aller dormir


















Gréalou, deuxième commune du canton de Cajarc, s'étend sur une superficie de 1750 hectares de landes riches en biodiversité. Au cœur de ces paysages façonnés depuis des millénaires par le pastoralisme, l'équilibre est fragile entre espaces boisés, pelouses sèches et zones de cultures. Dans ce paysage, on distingue les falaises des deux vallées qui ont patiemment détaché et isolé le causse de Gréalou : celle du Célé au nord et celle du Lot au sud. Gréalou est situé entre les rivières du Lot et du Célé où se découpe un haut plateau calcaire très typé, traversé par la Via Podiensis, voie du Puy-en-Velay (GR65), l'une des principales voies du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. 

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Dimanche 7 SEPTEMBRE

GREALOU vers CAJARC


Le petit déjeuner

Aujourd'hui petite journée, alors on s'invente un oubli de bâtons pour plus de kilomètres !

D'autres ne les oublient pas

Nous partons sur une portion du chemin-livre ?

Le chemin-livre : un livre qui se découvre au fil des pas. Composé de 14 histoires dessinées sur des pierres puis bâties dans les murets en pierre sèche le long du chemin, ce livre se parcourt sur près de 20 km entre Gréalou et Cajarc puis Bach et Labourgade, deux sections du GR65-Via Podensis, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Compostelle.
Les artistes, Edmond Baudouin et Troubs ont dessiné ce livre en moins d'un mois. avec la visite surprise de Marianne De Wil, spécialiste de la peinture en décors. Ils ont l'habitude d'arpenter ensemble les chemins et de faire des bandes dessinées "en direct", en Colombie, au Mexique ou dans la vallée de la Roya... Mais faire un livre avec des pierres, c'est une première ! 
Ces deux amis, auteurs, dessinateurs et grands voyageurs, ont arpenté le chemin, rencontré les habitants et les passants. Dans le même temps, ils ont peint sur les pierres du pays, ont joué des creux et des bosses pour raconter les paysages, le voyage, la rencontre... Partez sur leur trace : les pages minérales se dévoilent au fil des pas.


Edmond Baudouin : en France et de par le monde, Baudouin est célébré comme l'un des maîtres de la bande dessinée contemporaine. Il fait des livres en s'inspirant du réel, en donnant la parole aux gens et à la nature. Il danse avec son pinceau pour laisser la trace d'un monde vivant, toujours en mouvement. Fabriquer des murs en pierre sèche, il connaît... Il l'a appris de son grand-père qui lui disait "pour que ça tienne, il faut que ce soit beau".






La commune de Gréalou compte onze dolmens dont trois au Pech Laglaire. Le dolmen de Pech Laglaire 2 se situe sur le tronçon de Faycelles à Cajarc, à proximité d'une croix de pierre réputée être la plus ancienne de la région, véritable phare sur le causse du Pech Laglaire. Ce dolmen est inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO au titre du témoignage de christianisation.
Point culminant du causse de Gréalou, le Pech Laglaire offre à 395 mètres d'altitude, un panorama surprenant à 360° : les monts du Cantal, l'Aubrac, les monts de Laguiole, la chaîne des Pyrénées, les causses de Saint Chels, de Limogne et de Gramat.



La croix de pierre, réputée comme la plus ancienne de la région



Tête de chien ?? d'après vous ?







Troubs : dessinateur-voyageur et amoureux de la nature, Troubs saisit l'instant présent. Il raconte le monde avec pudeur et poésie, parfois au-delà des mers mais aussi tout près de chez lui. Avec la bande dessinée "Chemin de pierres" (Edition Les Requins Marteaux - 2017), il témoigne de sa longue balade sur le causse de Limogne, au milieu des moutons-pandas et des chefs d'œuvres de cailloutologie.

















Je m'enfoncerai dans la brume, comme un homme étranger à tout
îlot humain détaché du rêve de la mer, navire doté de trop d'être
à fleur d'eau de tout (F. Pessoa)



















Pause pique-nique avant d'entamer la descente vers Cajarc


























A l'arrivée au gîte "Le Pèlerin" à Cajarc, pause rafraîchissement avant d'aller visiter un peu la ville et repérer le restaurant, car ce soir, le dîner au gîte n'est pas prévu alors un peu de folie n'est pas interdit... Aujourd'hui, petite journée avec 12 kilomètres au compteur et un dénivelé de + 161 mètres sans compter notre déambulation dans Cajarc. 


Cajarc : cette ancienne cité médiévale, nichée au cour du Parc naturel régional des Causses du Quercy, se blottit dans un cirque de plateaux calcaires au pied de la rivière Lot et bénéficie d'un cadre naturel particulièrement agréable où il fait bon vivre. Elle est également dans le causse de Cajarc, le plus petit des quatre causses du Quercy, enserré dans les méandres du Lot et du Célé/ La commune possède un patrimoine naturel remarquable, un espace protégé et cinq zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Reconnue Site Remarquable du Goût pour sa culture du safran, Cajarc a surtout été rendue célèbre par le sketch du Schmilblick de Coluche, avec son légendaire Papy Mougeot. Elle vit aussi naître la romancière Françoise Sagan, et fut le lieu de villégiature préféré du Président Georges Pompidou.



Le village surgit dans l'histoire lorsque le colon romain Caïus Hebrardus de la branche de Quercy de la maison d'Hebrard fit édifier sur un éperon rocheux, au centre du futur village, une construction fortifiée qui prit le nom de "Maison de l'Hebrardie". C'est autour de ce robuste édifice originel que s'organisa et se développa le bâti de la cité nommée successivement Caïac, Caïarc puis Cajarc. Plus tard, pendant la guerre de Cent Ans, Cajarc, défendu par d'imposantes fortifications, ne fut jamais investi par des compagnies anglaises qui détruisirent en 1356, le pont de pierres érigé sur le Lot trente-six ans plus tôt. Durant les guerres de religion, Cajarc devint une place de sureté Protestante, très importante, et le resta pendant plus d'un siècle. En janvier 1623, Richelieu fit raser les fortifications. Plus tard, le tour de ville prit la place des anciens fossés. Malgré les destructions répétées au cours des siècles, Cajarc a su conservé un bâti médiéval et renaissance de très grande qualité. protégé ou classé. 


L'église Saint-Etienne



L'église Saint-Etienne de Cajarc, est un édifice religieux catholique situé dans le centre-ville de la commune. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1926. L'histoire de l'église remonte au XIIème siècle, lorsque l'on y vénérait une hostie miraculeuse. Au XIIIème siècle, un cajarcois, Aymeric d'Hébrard de la famille de Saint-Sulpice, évêque de Coïmbre, fit restaurer entièrement l'église. Au cours des siècles, l'église a subi de nombreuses mutilations et transformations notamment pendant les guerres de religion. Les dernières grandes transformations ont eu lieu au XIXème siècle avec la construction d'un chœur semi-circulaire, d'une sacristie, d'un portail monumental au sud et l'installation d'un orgue. L'église Saint-Etienne est un édifice de style gothique flamboyant. Elle abrite un certain nombre d'objets d'art religieux dont une statue de Saint-Roch, une croix processionnelle, un calice et un ciboire. C'est un lieu de culte important pour la communauté catholique de Cajarc.








Le village de Cajarc fut prospère, avec ses nombreuses tanneries, moulins, mines de phosphate, rouliers, mariniers, gabariers et les nombreux ateliers dont on voit encore quelques "obradors" ou ouvertures en plein cintre ou en ogive. Une balade dans le vieux bourg ou le faubourg vous permettra d'observer de magnifiques exemples d'obradors. Au bord du Lot, le port, où a régné une intense activité jusqu'au XIVème siècle, voyait partir vers Cahors de nombreuses gabares lourdement chargées de phosphate, de vin et de bois. De nos jours, sur le plan économique, Cajarc, outre ses artisans, commerçants, agriculteurs et professions libérales, peut compter sur le tourisme pour assurer son développement et se situe comme la ville la plus touristique de la Communauté de Communes après Figeac. Chaque année, ce sont plus de 80 000 visiteurs qui sont attirés par le charme de cette cité médiévale, par son site naturel, son patrimoine et sa qualité de vie. L'un des atours majeurs du village, pourtant parfois méconnu, est la qualité exceptionnelle de sa base nautique située sur le Lot qui, avec près de 3 km de rivière navigable, est unique en Midi-Pyrénées. 


Edifié au XIVème siècle, l'ancien pont de pierre fut détruit vers 1356, lors de la guerre de Cent Ans par les compagnies anglaises. Il fallut attendre 1842 pour qu'un magnifique pont suspendu en fer d'une belle élégance toujours en service aujourd'hui soit bâti : renouvelant ainsi le lien entre les deux berges du Lot et faisant la jonction entre les départements du Lot et de l'Aveyron. 


Petite pause rafraîchissante près du Lot







Cette visite de Cajarc a creusé nos estomacs.....

Fish and chips pour certains



Cassoulet de plus de 800 g pour Patrick

Apparemment, ça coule

Et moi, je termine sur une note très positive

Il est l'heure de rentrer, les estomacs bien remplis pour demain et entamer notre 4ème journée d'itinérance. 

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Lundi 8 SEPTEMBRE

CAJARC vers le Mas de GASCOU (Commune de Limogne-en-Quercy)

Après 3 jours de beau temps, la pluie s'est invitée une bonne partie de la matinée
Excellente occasion pour tester les vêtements de pluie






Eglise Saint-Julien-de-Brioude à Gaillac (commune de Cajarc)

Les sources concernant l'origine de l'église au Moyen-Age ne sont pas attestées. Elle apparaît dans les registres au XVIIIème siècle. Le presbytère a été rénové en 1868 à l'initiative du curé Blaclard. L'abbé Paramelle nommé en 1873 fait restaurer l'église et le cimetière. L'église est consacrée en 1888 par Monseigneur Grimardias. En 1889, à son arrivée, l'abbé Marcouly trouve l'église, le clocher et le cimetière en très bon état et continue l'œuvre des ses prédécesseurs. Les derniers travaux ont été faits en 1925 à l'initiative de l'abbé Calmeille et en 1955 sous la conduite du Chanoine Brau. A remarquer : la statue du Sacré-Cœur, les vitraux et la rosace Pontificale.












Les quasimodos sont de sortie






Peut-être le Bipalium Kewense ?

Un ver de terre de 40 centimètres qui pourrait menacer l'écosystème français. Bipalium Kewense est une espèce de ver plat qui mesure jusqu'à 40 cm et il s'est installé en France depuis près de 20 ans. Une étude publiée le 22 mai 2018 recense, en effet, 111 observations sur le territoire français depuis 1999. Le problème c'est qu'il pourrait représenter une importante menace pour l'écosystème local car Bipalium Kewense est une espèce invasive et agressive. Il enroule ses proies, les empoisonne avec une neurotoxine et les dissout à l'aide de secrétions du tube digestif. Les lombrics européens sont particulièrement vulnérables, car ils ne comprennent pas cette menace nouvelle. Une menace d'autant plus importante que Bipalium Kewense se reproduit par simple clonage de lui-même. Il n'a qu'à se séparer d'un morceau de sa queue pour que celui-ci redonne au bout de deux semaines un adulte parfaitement fonctionnel, nul besoin de rapports sexuels. L'espèce serait arrivée d'Asie par le transport des plantes. Là-bas, ses proies sont habituées à sa présence et on pris le réflexe de le fuir plus efficacement. Pour l'instant, les études scientifiques ne sont pas encore en mesure d'évaluer l'ampleur de la menace.













Le linge est bien rincé












"Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude, refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère, ni la couleur de ses vêtements ou qui ne parle jamais à un inconnu.
Il meurs lentement celui qui ne change pas de cap, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves.....Vis maintenant, risque toi aujourd'hui, agis tout de suite, ne te laisse pas mourir maintenant, ne te prive pas d'être heureux.
Alors Pèlerins, allez-y, partez sur le Chemin et ne vous privez pas d'être heureux, car vos pas seront vos mots, le chemin votre chanson, la fatigue votre prière, ET ALORS LE SILENCE VOUS PARLERA" (Pablo Neruda - prix Nobel de Littérature 1971).







On va profiter de l'absence de la pluie pour le pique-nique








Nous entrons dans le territoire de la Communauté de Communes de Lalbenque-Limogne que le GR65/Via-Podiensis traverse sur 37 km. Depuis 2015, les bénévoles de l'opération "1000 mains à la pâte" ont œuvré sur cet itinéraire pour le rendre plus attrayant pour nous. De Limogne à Flaujac-Poujols, des murets ont été reconstruits, les abords du Chemin débroussaillés, des éléments du petit patrimoine mis en valeur ou restaurés, des bancs installés. Ces améliorations ont aussi pour vocation de mieux nous accueillir et nous faire apprécier cette région. En 2017, la totalité des territoires du département du Lot traversés par le GR65 a participé à cette opération "1000 main à la pâte". 









Nous sommes arrivés au gîte "Le Mas du Cartographe" après 16 km et un dénivelé de + 334 mètres, réconfortés par une délicieuse tisane maison offerte par Patrice et Bruno.

Séance d'étirements pour Evelyne et Isabelle

Notre gîte pour le dîner, la nuit et le petit-déjeuner de demain matin

Salade de tomates

Saucisses - Gratin dauphinois


Et Bambou qui lève tout le temps les jambes
Réponse de Bambou : Ce n'est pas demain la veille que je danserai le french-cancan...


Les infirmières à domicile sont en effervescence, demain sera une grande journée pour ceux qui souffrent des pieds et des jambes....
Réponse de Bambou : ... malgré des soins de grande qualité, il faut le dire.

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Mardi 9 SEPTEMBRE

Du Mas de GASCOU vers VAYLATS


























Pecten Maximus

Pecten Maximus, l'œuvre d'art refuge est couverte d'une peau de 8000 coquilles Saint-Jacques. Sa dalle est constitué d'un béton marin inventé pour le projet à base de 7000 coquilles concassées. Sa coque en bois évoque un bateau renversé et les charpentes à la Philibert Delorme présentes dans le Lot. Lieu d'émerveillement, l'œuvre s'inspire de la spécificité géologique du site et valorise le coquillage, matière durable et sensible pour un voyage insolite dans le temps et les imaginaires (ossature en bois et métal thermolaqué, coque en bois de mélèze, dallage en béton de coquilles, revêtement de coquilles Saint-Jacques issues de déchets collectés en Bretagne, à Lyon et auprès des habitants du territoire).
L'artiste : Sara de Gouy est à a fois designer d'espace, architecte et plasticienne. La nécessaire connaissance du terrain dans lequel elle intervient est le point de départ de ses projets, considérant que les pratiques et le contexte spatial, culturel ou historique d'un site qualifient son essence et son potentiel expressif. Coconstruire avec le futur usager est au cœur de ses préoccupations et fait partie intégrante de ses démarches de conception.

Le site : Limogne-en-Quercy se situe sur un plateau calcaire, au cœur du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy - Géoparc mondial Unesco. Au jurassique, il y a 170 millions d'années, une mer chaude était présente ici. De nombreux fossiles, comme des coquilles Saint-Jacques, en témoignent. Un ruisseau a creusé, il y a 3 millions d'années, la vallée sèche en contrebas de cette œuvre. Remontant le temps, il est possible d'imaginer que nous étions là sur un rivage.




















Le dolmen du Joncas et Bambou


Le dolmen du Joncas émerge au milieu d'un tumulus encore bien marqué. Il fait partie de 13 dolmens recensés sur la commune de Limogne, témoins d'une occupation humaine importante de cette région au néolithique. Marqués par un climat plus doux et de meilleurs conditions de vie, les hommes deviennent progressivement sédentaires, vivant toute l'année de leur production. Ils cultivent des céréales (blé et orge) et des légumes. Pour travailler la terre, ils inventent de nouveaux outils. Ils apprennent aussi à élever des animaux : chèvres, moutons, porcs et bœufs... De nouvelles techniques, comme la céramique, la pierre polie, la vannerie ou encore le tissage améliorent leur vie quotidienne. La population augmente et commence à se regrouper en villages constitués d'une dizaine de maisons construites en bois et en torchis.











Le lac de Ju




Le lac de Ju offre aux marcheurs un coin de fraîcheur où il fait bon se reposer. Autrefois, il en était de même pour les troupeaux qui venaient s'abreuver dans ce lac et pour les hommes qui trouvaient dans les eaux du puits de quoi étancher la soif.













La pause pique-nique


L'église Saint-Barthélemy de Varaire 

Construite à la fin du XVème siècle et agrandie au cours du XIXème siècle, l'église Saint-Barthélemy connut de nombreux remaniements mais présente encore, dans ses chapelles latérales, des témoignages de sa construction initiale. Les matériaux de construction et les techniques employées étaient comparables à ceux qui étaient utilisés dans les bâtiments seigneuriaux. A savoir, notamment des calcaires gris pour les maçonneries, blanc pour les nervures de voûtes et roses pour les contreforts.










Varaire aurait pour origine l'antique site router Varadeto établi sur la voie romaine rattachant Bibona (Cahors) à Segudunum (Rodez). Le fief était placé sous l'autorité de la famille des Cardaillac, puis à la fin du XVème siècle, il passe au baron de Caylus, Guy de Lévis, qui épouse la dernière descendante des Cardaillac Varaire. La cité est aujourd'hui une étape sur l'un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le GR65 emprunte l'ancienne voie romaine. Au centre du bourg alimenté par une source, un grand lavoir avec sa partie couverte et ses dalles calcaires disposées en V et devant lesquelles s'agenouillaient les lavandières. Il servait également à une époque de vivier. Une plateforme sur pilotis accueille une pompe à roues dentelées. Elle permettait de puiser l'eau de ce grand réservoir et de remplir l'abreuvoir qui se trouve situé à droite.














Eglise de Bach





Le couvent de Vaylats

Au cœur du parc régional des Causses du Quercy, dans un cadre paisible et bordé de nature, c'est ici que depuis deux siècles, se niche le Couvent de Vaylats, grande bâtisse de caractère, préservée par les sœurs qui l'habitent, et nous y dormiront ce soir. Lieu de recueil, d'hospitalité et d'accueil, le Couvent est avant tout un espace de vie hors du temps, où générations et communautés s'entrecroisent, se rencontrent et se retrouvent en toute simplicité. 
En 1820, un prêtre Lotois crée la Congrégation des Filles de Jésus de Vaylats et lance les travaux de construction de la maison mère. Durant deux siècles, les religieuses œuvrent pour pallier aux carences d'éducation et de soin en milieu rural. Elles ouvrent des écoles et en forment de nombreuses infirmières rurales.
Au début des années 80, devant l'isolement des personnes âgées sans grand moyen dans leurs campagnes, les sœurs créent la "Maison Hospitalière de Vaylats".  Elle offre un lieu d'hébergement pour l'hiver aux séniors voulant rompre avec la solitude ou tout simplement un toit chauffé et une assiette copieuse.
En 2013, les Filles de Jésus de Vaylats fusionnent avec les Filles de Jésus de Kermaria. Commence alors le programme de mise aux normes et de rénovation du couvent de Vaylats. Il durera six ans. Les communautés participent à la création de deux structures gestionnaires du site : l'Association Jean Liausu et la S.A.S.U. "L'Hôtellerie du Couvent". Ces deux entités ont pour but de poursuivre "l'œuvre" dans un cadre moderne.
C'est aujourd'hui plus de trente appartements meublés entièrement équipés adaptés aux séniors, une quarantaine de chambres et de studios, une quinzaine de lits réservés aux pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, une salle de restauration, six salles de réunion, des espaces détente et un parc aménagé.
Seul, entre amis, ou en couple, il est possible de vivre ici dans un bâtiment chargé d'histoire, riche de la diversité de ses résidents (sœurs, séniors, pèlerins, familles, associations, entreprises...).


Nous sommes arrivés au couvent de Vaylats après 22 km depuis le Mas de Gascou et un dénivelé de + 141 mètres.






Le cimetière des sœurs












L'église Saint-Pierre-ès-Liens

L'église actuelle est une reconstruction de la fin du XIXème siècle. Elle remplace, sur le même site, une église gothique de la fin du XVème ou du début du XVIème siècle. Cette reconstruction s'est effectuée en deux temps : d'abord le clocher en 1870, puis l'église toute entière en 1895, à l'initiative de l'abbé Joseph AUSSET, curé de la paroisse. Les travaux se sont échelonnés sur 6 mois. La première pierre est posée et bénie le 31 mars 1895. Les travaux débutent le lendemain et durent jusqu'au mois de septembre de la même année. L'église est consacrée par Mgr GRIMARDIAS, évêque de Cahors le 16 Février 1896. Elle est dédiée à St Pierre-es-Liens. Les travaux de décoration intérieure se sont poursuivis jusqu'en 1903.











Les séances de massages continuent


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Mercredi 10 SEPTEMBRE

Du Couvent de VAYLATS à CAHORS

























Le lavoir d'Ourtriol

Ce lavoir est relié à une source dans le puits à proximité. En été, cette source ne se tarit pas, ce qui permet aux agriculteurs ou autres personnes de puiser son eaux pendant les périodes de sécheresse. En revanche, le lavoir reste à sec et ne se remplit que pendant les périodes de fortes pluies. Pour empêcher que l'eau ne déborde sur la chaussée, les anciens ont créé un aqueduc en pierre. Des travaux ont été entrepris en 2022 par la communauté des communes pour améliorer les conditions d'évacuation. Une vitre a été récupérée et installée par la Mairie de Laburgade, afin de permettre de voir la partie de l'aqueduc reliée au lavoir, et de mettre en valeur le savoir-faire d'une époque pas si lointaine. Placez-vous sur le marquage afin de bénéficier du meilleur point de vue (c'est ce qu'on a fait mais la vitre est trop terne ! trop de personnes ont marché dessus). Remarquez aussi que les dalles à laver et les poteaux sont constitués par des monolithes. Cette utilisation de pierres lourdes dans le bâti est typique de l'architecture Quercinoise. 










La pause pique-nique

Patrick doit chercher son saucisson




Je crois que Jeannine va brûler son sac ?

Et Bambou.....
... tomber la chemise



Comment résister ?







Cahors en vue









La place François Mitterrand et la statue de Gambetta









La boisson explosive d'Isabelle









Nous voici arrivés à l'auberge de jeunesse de CAHORS après 26 km et un dénivelé positif de 247 mètres (on comprend pourquoi les pieds commencent à souffrir...).


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Jeudi 11 SEPTEMBRE

De CAHORS à MONTMORILLON


Le pont Valentré au soleil levant

Le pont Valentré (en occitan pont de Balandras), également appelé pont du Diable, est un pont fortifié du XIVème siècle franchissant le Lot à l'ouest de Cahors. Il représente, avec ses trois tours fortifiées et ses six arches précédées de becs aigus, un exemple d'architecture de défense du Moyen-Age. Il est classé au titre des Monuments Historiques par la liste de 1840 et depuis 1998 au patrimoine mondial de l'UNESCO, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Construit aux temps des guerres franco-anglaises, le pont Valentré, par lequel on pénètre toujours, mais seulement à pied, dans la ville de Cahors, constitue un exemple rare d'architecture militaire française de cette époque et l'un des plus beaux ponts médiévaux fortifiés subsistant encore.
Sa construction fut décidée par les consuls de la ville en 1306, et la première pierre fut posée le 17 juin 1308. Il avait une fonction de forteresse, destinées à défendre la ville contre les attaques en provenance du sud. Entreprise de dissuasion réussie, car ni les Anglais, ni Henri IV ne l'attaquèrent jamais.
L'origine du nom "Valentré" est incertaine. Valentré pourrait être la déformation du mot balandra, qui désigne la salamandre. Cet animal, peut-être représenté au sommet d'une pile du pont, est censé représenter le diable (le pont Valentré est aussi appelé "pont du Diable"). Une autre hypothèse fait référence à la balandra ("balandre" ou "bélandre" en français) à l'origine barque à fond plat utilisée pour le transport des personnes et des marchandises, qui aurait servi de bac avant la construction du pont.
La construction devait entraîner la création d'un nouvel axe commercial, est-ouest, par rapport au précédent qui était orienté nord-sud. Cette importante modification allait se répercuter sur toute la cité. Le pont était protégé spirituellement par une chapelle dédiée à la Vierge, dans le châtelet occidental. Il fut achevé en 1378, son aspect initial a été sensiblement modifié au cours des travaux de restauration entrepris en 1879. En 1930, il est mentionné comme étant "en parfait état de conservation", lors de la parution d'un guide touristique.  
Il est situé sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et sur le sentier de randonnée GR36.
Depuis 2012, avec le Viaduc de Millau, le Pont du Gard, le Pont du Diable et le Viaduc de Garabit, il fait partie du réseau des ponts remarquables du sud de la France.

Le dernier petit déjeuner....
... de notre séjour itinérant

8 courageux vont refaire une petite rando de 7 km autour de Cahors
3 chauffeurs vont remonter par La Malle Postale pour rechercher les 3 véhicules
et 2 moins courageuses vont se faire un salon de thé en attendant tout le monde




Est-ce qu'on se dénonce Christiane ?

Campanile de l'ancien collège des Jésuites

Le symbole de Cahors

Encore un peu d'histoire avec certainement quelques répétitions : monument emblématique de Cahors, Valentré est le pont fortifié médiéval le plus complet et le plus représentatif de France. Son histoire se confond avec celle de l'Age d'Or du Cahors médiéval du XIIème au XIVème siècle. En 1306, les Consuls de Cahors décident de la construction d'un pont au lieu-dit "Valendres", à environ 800 mètres à l'ouest du fossé protégeant la ville, sans doute pour accompagner la création d'un nouveau quartier hors les murs. La première pierre est posée en 1308 par le Consul Géraud de Sabanac, tandis qu'en 1309, les édiles obtiennent du Roi Philippe Le Bel l'autorisation de percer une nouvelle rue reliant le site du pont à la ville (actuelle rue Wilson). En 1345, le tablier de l'ouvrage d'art est praticable, mais les tours ne sont vraisemblablement achevées que dans les années 1380, en pleine guerre de Cent Ans. Après avoir fait l'objet de travaux d'entretien à diverses époques, le pont Valentré est restauré dans les années 1870 par l'architecte Paul Gout, qui en renforce quelque peu le caractère militaire, et fait sculpter par l'artiste cadurcien Cyprien-Antoine Calmon, un petit diable au sommet de la tour centrale, en clin d'œil à la légende affirmant que le diable aurait apporté son concours à l'architecte pour achever l'ouvrage.
La légende du diable : désespéré de la lenteur des travaux du pont, l'architecte sollicite l'aide du diable pour l'aider à terminer l'ouvrage, en échange de quoi il lui rétrocédera son âme. Mais, lorsque le pont est presque terminé, l'architecte joue un tour au malin en le convoquant à nouveau et en lui ordonnant de remonter de l'eau au sommet de la tour centrale, à l'aide d'un tamis, dans le but de gâcher le mortier permettant la mise en place de la dernière pierre du pont. N'y parvenant pas malgré ses efforts, le diable ne peut pas tenir son engagement d'achever l'ouvrage et, en conséquence, l'architecte sauve son âme. Furieux, le diable revient chaque nuit arracher la dernière pierre du pont que les maçons avaient mise en place la veille. 









Voilà une parti du chemin de Compostelle qui est bouclée et mes chiffres sont un peu différents de ceux de Patrick car la randonnée autour de Cahors n'est pas comprise. Christiane et moi avons préféré la séance au salon de thé : environ 130 km pour 1700 m de dénivelé positif.

Il faut bien qu'il rembourse ses séances de massage......
Réponse de Bambou : Oui, j'attends la facture pour l'envoyer à ma mutuelle.
Merci encore Isabelle et Jeannine

13 commentaires:

  1. Quel bonheur de revivre ces moments passés sur ce Superbe chemin de Compostelle ! Revoir les lieux où nous sommes passés, où nous avons ri ou même souffert parfois 🥵 c est un vrai cadeau que nous fait l auteure du blog😉 les bons souvenirs ( on a tendance à oublier les moins bons) nous incitent à poursuivre bientôt sur les chemins... encore beaucoup de choses à y découvrir 😉

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    1. Mais c'est pas terminé, il reste encore 6 jours.....

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  2. Oh oui,c’est un vrai recueil de belles découvertes pour les absents....quel plaisir de faire défiler les photos et de retrouver les escarp’haims qui vu de loin n’ont pas l’air de souffrir!!!! Hâte de voir la suite.Bravo.

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    1. Et bien voilà Josiane, un beau voyage virtuel - tu peux continuer à voyager en regardant la suite

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  3. Je me demande quand même si Bambou a encore mal aux pieds et si les ampoules ont cessé d éclairer la moitié de la commune 🤣🤣 a t-il trouvé quelqu'un pour lui masser les pieds ?

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    1. En rentrant, il avait une infirmière à domicile - TVB.....

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    2. Les pieds vont bien, merci Jeannine . Pour les ampoules , ca allait déjà beaucoup mieux à mi-parcours grâce à vos soins et aux pansements Compeed. Quant aux massages, c’était la cerise sur le gâteau !
      (En fait j'aurai du emmener mes vieilles semelles ortho et pas les nouvelles. Il n'y a pas d'âge pour apprendre !).

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  4. Et oui que de souvenirs...revoir l'évolution des différents types de paysages en fonction de notre avancée quotidienne et la beauté des différents chemins empruntés, réexaminer les oeuvres des peintres locaux, revister les églises unes à unes, replonger dans l'atmosphère de chaque gîte, resaliver devant les préparations de nos hôtes cuisiniers, se remémorer toutes les parties de rigolades des soirées... Rien n'échappe à notre photologue qui est aussi devenue historienne pour notre plaisir.

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    1. Moi qui n'étais pas férue d'histoire, je me rattrape....

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  5. C est vrai Lysiane que c est un réel plaisir de se refaire le parcours avec ses supers moments, et d autres plus difficiles...mais on garde en excellent souvenir de ce périple ! Au fait, finalement je n ai pas brûlé mon sac 😉 je crois que je le garde pour d autres aventures !! Encore merci à notre reporter 🙏

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    1. Youpiiiii, on continue à voyager en le regardant - sage précaution de ne pas brûler ton sac

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  6. Encore un reportage de Bibiche, remarquable par sa variété et très documenté. Notre périple dans le Lot était naturellement inspirant et toutes ces photos en sont la preuve. Merci une fois encore Bibiche pour tout ce travail à la clé. Et comme je n'ai pas pu éviter la paparazzi, je vais donc répondre sur quelques points de légendes (des photos, évidemment)

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    1. Merci Bambou de faire revivre ce voyage dans le Lot - j'ai donc repris l'ensemble de tes réponses aux légendes sur lesquelles tu as souhaité ajouter un petit commentaire - pour info, l'article a été vu 213 fois et le blog 2500 fois depuis le 6 octobre. Je me dis que nous emmenons pas mal de visiteurs avec nous et j'espère qu'ils nous envient....

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